A la faveur d’une rencontre, ce 24 janvier 2018, avec les organisations patronales gabonaises le Directeur général de la dette, Hugues Mbadinga Madiya a fait le point sur le règlement de la dette intérieure à ces créanciers de l’Etat.
Selon la Direction générale de la dette, cette rencontre avait deux principaux objectifs. Le premier consistait justement à faire ce point sur le règlement de la dette intérieure en 2018. Tandis que le second portait sur la sensibilisation de ces organisations patronales sur les actions menées par l’Etat pour cerner, et prendre en compte de manière exhaustive, la problématique de la dette intérieure.
Il ressort ainsi qu’au cours de l’année 2018, l’Etat a signé une convention avec le Club de Libreville pour le traitement global de la dette intérieure sur un montant de créances consolidées de 310 milliards de FCFA, rééchelonnées sur 74 mois.
il est à noter que ce Club de Libreville N°7 ne prenait en compte que les créances confirmées et validées au 31 décembre 2014, par la Commission interministérielle d’audit et de certification de la dette intérieure (CIACDI). C’est-à-dire des arriérés faisant l’objet de moratoires en gestion à la Direction générale de la dette (DGD) et des instances au Trésor au 31 décembre 2016.
Au terme de ce processus, l’Etat s’était engagé à procéder au règlement d’un montant de 5 milliards de FCFA par mois au profit du Club de Libreville. A charge donc pour ce dernier, de la répartir entre ses adhérents au prorata du poids de chacun.
Selon Hugues Mbadinga Madiya, « A ce jour, l’Etat a procédé au règlement de 9 échéances au club de Libreville, pour un montant total de 45 milliards de FCFA. Il faut ajouter à ce jour que les créances du club de Libreville ont été rachetées à hauteur de 120 milliards de FCFA par les banques locales. L’Etat a en outre procédé à des règlements directs au profit des entreprises, pour un montant de 26 milliards de FCFA par le biais de son programme annuel d’Obligations du trésor assimilables (OTA). Au total, c’est donc un montant de 191 milliards de FCFA qui aura été réglé par l’Etat au profit direct des entreprises en 2018 ».
En termes de perspectives, indique-t-on à la Direction générale de la dette, les actions à mener par l’Etat en 2019, en vue du règlement de la dette intérieure, concernent : la consolidation du Club de Libreville par le règlement des cinq milliards de FCFA par mois, prévus au titre de la convention.
L’on indique également que des audits des dettes de l’administration centrale sur les exercices budgétaires 2015, 2016 et 2017 ; et des établissements publics sont également prévus.
Dans ce cadre, pour conduire ces audits dont les opérations ont débuté, le cabinet PwC a été sélectionné après appel d’offres international. Enfin, l’Etat prévoit également la titrisation de la dette par le biais du marché financier.
Au terme de ces échanges, certains représentants des organisations patronales à l’instar de François Jean Jacques Evouna et d’Innocent Mve Ndong de la Fédération patronale des PME/PMI Gabon qui n’ont pas caché leur satisfaction. Tout en saluant l’ensemble des actions mises en œuvre pour le règlement de la dette intérieure.
« Nous les entreprises, nous avons remercié la Direction générale de la dette de reconnaitre qu’il faut se retourner vers les organisations patronales représentants les PME pour discuter avec elles. Ce qui n’est pas souvent le cas. Nous apprécions cette nouvelle façon de faire des autorités étatiques », a déclaré Innocent Mve Ndong.






























