La campagne cacaoyère et caféière pour l’exercice 2020-2021, a été officiellement lancée, ce 08 octobre à Oyem, dans la province du Woleu – Ntem, par le Directeur général des Caisses de stabilisation et de péréquation (CAISTAB), Thierry Prosper Mboutsou.
Cet événement a pour principal enjeu de de garantir le rachat de l’ensemble des productions de Café-Cacao des planteurs nationaux. Dans ce contexte particulier marqué par la crise de la Covid-19, Thierry Prosper Mboutsou a relevé au cours de cette cérémonie les bons résultats obtenus au cours de l’opération de traitements phytosanitaires des plantations de café et cacao démarrée dans le département du Woleu et dont les attentes de la production étaient évaluées sur 400 hectares de plantations, mais qui au final, a connu à ce jour, une hausse de 700 hectares.
Fort de ces acquis, le Directeur général de la CAISTAB, a salué l’implication des populations locales qui ont répondu favorablement à la vision des plus hautes autorités du pays. Occasion également pour lui de préciser que cette campagne permettra aux petites unités économiques que sont les planteurs de Vendre leur matière première et de mettre en mouvement l’économie nationale.
A propos des prix fixés pour la nouvelle saison, Thierry Prosper Mboutsou a fait état de l’arrêté ministériel fixant les prix d’achat du kilogramme de café et de cacao au stade planteur sur l’étendue du territoire national. Ils sont notamment de 1.000 FCFA/Kg, pour le cacao bord champ au grade 1, et de 800 FCFA/Kg pour le Grade 2. Quant au cacao gomme, il coûtera 450 FCFA le kg. S’agissant du café coque, il revient à 600 FCFA/Kg, tandis que celui lavé revient à 800 FCFA/Kg.
Une opération d’achats des productions de Cacao s’est par la suite, déroulée avec un planteur venu du Village Tchimazock par Bitam. Selon la Direction générale de la CAISTAB, cette démonstration visait à édifier les autorités locales sur le respect du circuit d’achat au niveau du siège provincial des CAISTAB à Oyem.
Pour rappel, lors de la campagne 2018 – 2019, le pays a enregistré une hausse de près de 21% des achats de fèves de cacao à 79 tonnes contre 64,5 tonnes une année auparavant, grâce à la disponibilité du fonds dédié aux achats de la CAISTAB. Dans le même temps, les exportations ont chuté de 58,2% à 25 tonnes, alors que le marché local a absorbé les 2/3 (50,2 tonnes) des achats auprès des planteurs. Dans ce contexte, le chiffre d’affaires a diminué de 7,1%, soit une valeur de64,3 millions de FCFA contre 69,2 millions lors de la campagne précédente.
S’agissant d de la caféiculture a retrouvé, en 2019, une tendance haussière après plusieurs baisses successives. Les achats ont augmenté de 46,3% à 30 tonnes contre 20,5 tonnes en 2018. Le recepage à blanc de certaines plantations, l’amélioration du rendement des plantations réhabilitées et la mobilisation des fonds alloués par l’Etat expliquent ce résultat. On note tout de même un effondrement des ventes locales de 86,6%. En effet, en valeur, le chiffre d’affaires a baissé de près de 25%, soit 18 millions contre 24 millions en 2018.






























