Pour continuer à bénéficier des financements du Fonds monétaire international (FMI), le gouvernement gabonais s’engage à respecter un certain nombres de clauses contraignantes, formulées le 3 avril 2020, dans la première demande de financement d’urgence, au titre de l’Instrument de financement rapide (IFR).
Le Gabon qui continue de faire face à un besoin urgent de financement de balance des paiements résultant de la pandémie du Covid-19 et de l’effondrement des cours internationaux du pétrole, est obligé de passer par les fourches caudines du FMI.
Mais pour ce faire, le pays s’est engagé à une utilisation efficace et transparente des fonds publics y compris les fonds de l’IFR. A cet effet, un rapport est en cours d’élaboration. Les autorités s’engagent également à fournir un mécanisme de rapport distinct pour les dépenses Covid-19 et de tous les fonds reçus pour lutter contre la pandémie, afin d’assurer une comptabilité transparente.
Cet engagement comprend la publication en ligne de tous les contrats de marchés publics y relatifs conformément au code des marchés publics en vigueur, accompagnés des informations sur les bénéficiaires de ces contrats dans les trente jours suivant chaque attribution de marché, et la publication en ligne des rapports sur l’exécution de ces marchés publics.
De plus, le pays devra confier la réalisation d’un audit indépendant de toutes les dépenses publiques et des appels d’offres liés à la pandémie, à un cabinet réputé. Cet audit devra être finalisé avec le soutien de la Cour des comptes, dont l’indépendance est inscrite dans la constitution et la loi organique relative aux finances publiques.
Le Fonds aussi exige au pays de publier les résultats en ligne dans les neuf mois suivant la fin de chaque exercice concerné. Dans ce même cadre, les rapports d’exécution du budget continueront d’être publiés tous les trimestres, avec des informations spécifiques sur les dépenses liées à la pandémie.
Malgré le fait que la pilule reste difficile à avaler, les autorités marquent toute leur détermination de continuer à respecter les meilleures pratiques de gestion budgétaire mises en place, avec le soutien de l’assistance technique du FMI. Ils promettent également de poursuivre le renforcement des capacités à identifier et à atténuer les risques budgétaires, y compris ceux émanant des entreprises publiques.






























