Les autorités gabonaises entendent tirer meilleur profit de la crise née de la pandémie du Covid – 19, en implémentant une nouvelle gouvernance budgétaire.
Au Gabon, la crise actuelle révèle davantage les faiblesses structurelles de l’économie nationale. Ces faiblesses concernent particulièrement, la très forte dépendance à l’égard des revenus tirés des industries extractives et des importations de certains produits, la vulnérabilité du tissu socioéconomique, l’importance de la voilure de la dépense publique et le niveau encore élevé de la population économiquement fragile.
Toutefois, indique-t-on au ministère du Budget et des Comptes publics, «les contraintes actuelles de des finances, nées de la crise sanitaire, ne doivent pas éluder certaines aspérités de la politique budgétaire, d’origine plus profonde et structurelle ».
Ces contraintes portent notamment sur la baisse tendancielle des investissements sur ressources propres de 1.046,6 milliards de FCFA en 2013 (77,9% du total des investissements) à 113,7 milliards FCFA (37,9%) en 2020. Ce niveau rapporté aux recettes fiscales représente 9,8% contre 20% prévus par les critères de convergence.
A la baisse tendancielle des investissements s’ajoutent également l’abandon de nombreux projets entamés ou déprogrammés, faute de crédits ou de paiements et l’inscription au budget de projets sans études préalables, rendant leur exécution laborieuse.
Toutes ces insuffisances ont conduit à une perte d’efficience de 50% des investissements, selon le rapport PIMA, élaboré par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM), ainsi qu’à une dégradation notable de l’Indice de développement humain pour le pays, qui a paradoxalement perdu 12 places au classement du PNUD, tandis que la croissance moyenne sur la même période (2010-2020) était de 4 %.






























