Après une hausse en 2018, l’offre de la France n’a pas su profiter de la relance de l’activité économique au Gabon (croissance +3,4%), elle a plutôt stagné, avec un taux de -0,4%.
Dans le cadre du commerce extérieur, les importations françaises en provenance du Gabon, les achats ont enregistré une baisse plus marquée de 5% à 140 millions d’euros, après avoir augmenté de plus d’un tiers en 2018.
Stabilité des exportations françaises vers le Gabon en 2019
Dans un contexte économique stabilisé depuis fin 2018, la demande intérieure gabonaise a connu une reprise au cours du 1er semestre 2019 (+21% selon les douanes gabonaises), rompant avec la fragilité des années précédentes (-8,3% en 2018).
Toutefois, après un retour à la croissance en 2018, les ventes de la France vers le Gabon ont marqué le pas, à 457 millions d’euros (-0,4 %) en 2019.
Par ailleurs, la structure des exportations françaises reste classique : les équipements (machines, matériel électrique) ont représenté 35% des ventes, devançant les produits des industries agroalimentaires (20%) et la pharmacie (10%).
Les importations de la France en provenance du Gabon restent très concentrées
S’élevant à 140 millions d’euros, les importations françaises en provenance du Gabon ont baissé de 5% en 2019. Toutefois, ces chiffres sont à analyser au regard de ceux de l’année 2018. Lesquels indiquent des importations en hausse de 33%, performance inédite en lien avec une forte augmentation ponctuelle du poste des « aéronefs et engins spatiaux ».
Signe de l’absence de diversité des importations françaises en provenance du Gabon, le pétrole, le manganèse et le bois représentent toujours plus de 93% des importations françaises. Portés par la remontée des cours mondiaux, les achats d’hydrocarbures et de manganèse (51% des importations) ont fortement augmenté (+44%, à 72 millions d’euros).
Le bois est l’autre grand poste d’achat de la France au Gabon (42% des importations totales). Stable (+3%), ce secteur n’a que peu été impacté par l’accumulation des difficultés logistiques rencontrées en 2019 (blocage du port, arrêt des exportations de bois pendant trois mois suite au scandale du Kévazingo).





























