Le projet routier de la Transgabonaise a été au cœur des travaux d’une séance de travail présidé par le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale cette semaine.
Avec les membres du gouvernement et les différends partenaires concernés par ledit projet, tous les aspects relatifs à son démarrage ont été passés au peigne fin. A l’occasion, Julien Nkoghe Bekale a réitéré l’importance qu’accorde le chef de l’Etat Ali Bongo, sur ce projet. Selon le chef du gouvernement gabonais, ‘’celui-ci constitue l’un des objectifs phares en termes d’infrastructures du septennat du président de la République’’, a-t-il souligné.
Fort de cet aspect, il a exigé une forte implication de l’ensemble des membres de son équipe. Ce, d’autant que ‘’la route représente l’une des priorités et la Transgabonaise en fait partie’’. Raison pour laquelle, a-t-il indiqué que ‘’ ce dossier doit avancer, car le chef de l’Etat l’a annoncé et les Gabonais l’attendent.’’
Occasion a ainsi été donnée au ministre de l’Equipement et des Infrastructures, Léon Armel Bonda Balonzi de faire le point des activités y relatives. Dans ce cadre, il a précisé qu’une convention a déjà été signée à cet effet avec la Société autoroute du Gabon(SAG). Par ailleurs, les engagements de l’Etat dans ce chantier ont également été examinés. Pour conclure il a indiqué que les responsabilités ont également déjà été répartis entre le ministère des Finances et celui de l’Equipement.
Un chantier historique
Pour rappel, en 2019, dans le cadre d’un partenariat public-privé entre Arise (groupe Olam) et le fonds français Meridiam, le Gabon a initié un projet de reconstruction de routes endommagées entre Libreville et Franceville.
Le chantier estimé à 600 milliards de FCFA sera exécuté par la Société autoroutière du Gabon (SAG), une entreprise de droit gabonais, sous forme de Partenariat public-privé (PPP). Il consiste à bitumer entièrement plus de 200 km de la Route nationale 1 (RN1), avant de s’attaquer aux plus de 500 km qui mènent à Franceville. Soit un chantier de 780 km, dont le coût total est estimé à 600 milliards de F CFA (915 millions d’euros).
Le PPP a été signé le 24 octobre 2019, pour une durée de trente ans, entre le fonds français Meridiam (50 %) et Arise (50 %), plateforme conjointe d’Olam International et d’Africa Finance Corporation, sous les conseils du cabinet d’avocats parisiens Linklaters.





























