C’est ce que révèle la note de conjoncture publiée par la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale pour le quatrième trimestre de l’année 2019.
Selon ce document, le Gabon a observé une atténuation des pressions inflationnistes durant l’année 2019. En effet, le taux d’inflation est ressorti à 2,0% contre 4,8% en 2018, soit une baisse de 2,8 points. Au mois de décembre, les prix à la consommation ont augmenté de 1,0% en glissement annuel.
Cette maîtrise de l’inflation résulte du faible accroissement des prix de certains postes par rapport à l’année précédente : produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+1,9% contre +3,7%), logement, électricité (+2,6% contre +4,3%), transports (+2,2% contre +7,9%), enseignement (+17,6% contre +28,3%) et communications (+3,5% contre 15,8%).
Le maintien des mesures de lutte contre la vie chère et la mise en place d’une nouvelle mercuriale ont ainsi permis d’atténuer la hausse des prix des produits alimentaires. Toutefois, certains postes de dépenses ont connu une hausse plus importante, en raison du relèvement de leurs cours au niveau international (selon l’indice FAO) et de la faiblesse de l’offre sur le marché.
Il s’agit principalement des prix des légumes et tubercules (+11,6%), Lait, fromage et œufs (+1,8%) et pains et céréales (+0,9%). Les facteurs ayant contribué à l’accroissement des prix de la fonction‘’ logement, eau, gaz et électricité‘’ sont, entre autres : la hausse des prix de l’électricité, le relèvement des prix des matériaux de construction et du gaz domestique (+3,6% à 5950 FCFA la bouteille).
La progression des prix des transports provient, quant à elle, essentiellement de la hausse des prix du carburant (+4,0% à 670,8 FCFA, le litre d’essence et +7,9% à 645 FCFA, le litre de gazole).
Quant à l’augmentation des prix des communications et de l’enseignement, elle est tributaire de l’accroissement des coûts d’acquisition du matériel de communication et des frais d’inscription dans l’enseignement primaire, secondaire et universitaire. En revanche, l’évolution négative des prix des postes santé (-0,9%), meubles et articles de ménages (-0,1%) et restaurants et hôtels (-2,2%) a également contribué à tirer le niveau de l’inflation vers le bas.
Ainsi, l’inflation sous-jacente (hors produits frais et énergétiques) de 2019 a ralenti de 2,8 points de croissance à 2,1%. Elle s’est établie à 0,5% en glissement mensuel. En conséquence, par rapport à 2018, le taux d’inflation est passé en dessous de la norme communautaire de 3%.






























