Le secteur pétrolier gabonais s’est caractérisé en 2019 par un raffermissement de l’activité après la baisse sur plusieurs années successives, selon les données compilées de la Direction générale d l’économie et de la politique fiscale (DGEPF).
Ainsi malgré une amélioration de production, des contre-performances ont affecté le secteur, notamment le raffinage, tout au long de l’année 2019. Ainsi, la production nationale de pétrole brut a progressé de 13% à 10,901 millions de tonnes contre 9,647 millions de tonnes en 2018. A l’origine de cette performance, l’on évoque la mise en exploitation du champ Simba, par Perenco, et la poursuite des travaux d’amélioration des rendements des champs matures.
Néanmoins, souligne cette administration, la production a enregistré un ralentissement sur la deuxième partie de l’année, notamment au quatrième trimestre avec 2,676 millions de tonnes, après avoir connu un pic au deuxième trimestre (2,812 millions de tonnes).
En outre, dans un contexte de surproduction au niveau mondial, le prix moyen du Brent s’est situé à 64,17 dollars le baril, en baisse de 9,3% par rapport à 2018. De même, le prix moyen des bruts gabonais s’est déprécié de 8,08% à 63,81 dollars le baril.
L’atonie de la branche raffinage
De son côté, le secteur raffinage a été marquée par une atonie de son activité. Les volumes traités sont passés de 779 951 tonnes métriques en 2018, à 675 471 tonnes métriques en 2019. Soit une baisse de 13,4%.
Cette dernière est consécutive à l’obsolescence de l’outil de production et aux difficultés d’approvisionnement en pétrole brut auprès des principaux fournisseurs. Afin de satisfaire la demande locale, le pays a fait recours aux importations de produits pétroliers raffinés d’un volume de 327 279 tonnes métriques, essentiellement du gasoil.
De plus, la société a dû faire face à la baisse progressive des ventes sur les marchés domestiques et extérieurs, malgré la bonne tenue des ventes de super (+20,9%) et du turbine-fuel (+28,6%). Dans ce contexte, le chiffre d’affaires global s’est élevé à 219,4 milliards FCFA, en baisse de 9,2%. La masse salariale a progressé de 5% à 10,9% suite à l’augmentation des effectifs de 8,9% (317 agents contre 291 en 2018).





























