C’est ce que révèle une récente mission d’assistance technique du département des finances publiques du Fond monétaire international (FMI) à Libreville.
Cette mission avait pour objectif d’évaluer les institutions chargées de la gestion des investissements publics. Au terme de la mission, il ressort que les processus de gestion des investissements publics sont inefficients et se heurtent à des faiblesses structurelles, dès la phase de planification.
De manière spécifique, on dénombre trois principaux goulots d’étranglement à ces processus. Il s’agit du manque de coordination entre un grand nombre d’acteurs, de projets et de sources de financement ; l’absence d’outils de planification ou leur inefficacité en l’absence d’une liste de projets complète et partagée et enfin, le déficit d’un contrôle global des différents types de financement, y compris les PPP.
Ces faiblesses à un stade précoce, ont une incidence directe sur la phase de dotation budgétaire et la phase d’exécution du budget (couverture budgétaire insuffisante, sélection des projets qui laisse à désirer, manque de disponibilité des fonds en fonction des besoins, etc.). En outre, la procédure de gré-à-gré et l’absence d’un contrôle centralisé pour la mise en œuvre des projets entraînent des versements sans vérification préalable de l’exécution des projets.
La mission a aussi examiné un projet précis portant sur le cycle complet de gestion des investissements publics. Elle a constaté que la faiblesse des processus de gestion des investissements publics entraînait des dépassements de coûts supérieurs à 15 %.
Recommandations
Pour inverser cette tendance, la mission a élaboré un plan d’action par étapes axé sur huit recommandations. Elles visent entre autres le renforcement du cadre juridique de la gestion des investissements publics ; la rationalisation de l’organisation de la gestion des investissements publics en vue de centraliser les informations et les processus décisionnels ; le renforcement des fonctions et capacités de planification et enfin, l’amélioration des documents budgétaires, y compris les informations relatives aux PPP.
Leur rôle porte également sur le renforcement de la formulation du budget annuel pour garantir l’exécution des projets ; l’accroissement de la transparence aussi bien pour la sélection des projets que la passation des marchés publics ; l’assurance de l’efficacité de la mobilisation des fonds et de la gestion de trésorerie ; et enfin la garantie à l’entretien et la rénovation des infrastructures.
Les actions prioritaires
Les actions prioritaires immédiates préconisées par le FMI portent sur : la préparation d’un Programme d’investissement publics (PIP) ; l’élaboration, l’approbation et la publication d’un décret portant réorganisation des processus et responsabilités en matière de gestion des investissements publics ; et enfin sur la mise en place d’un comité de sélection des projets.































