En visite d’inspection des projets miniers dans la province de la Nyanga, située le Sud – Ouest du pays, il y a quelques jours, le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, accompagné du gouverneur de la province de la Nyanga, Jean Robert Mabobet s’est rendu sur le site du projet d’exploitation du fer de Milingui. Etape au cours de laquelle, il s’est voulu rassurant quant à l’état d’avancement des travaux.
À l’issue de cette mission de terrain, le membre du gouvernement a affirmé que le projet est désormais engagé et que les premières infrastructures devraient être visibles dans les prochains mois. Selon lui, cette visite a permis de constater que les principales commandes d’équipements et d’engins ont déjà été passées. Si le site est encore vierge de toute installation, la société porteuse du projet assure que la base-vie sera installée dès la fin du mois de juillet.
Quelques contraintes administratives
Le ministre Sosthène Nguema Nguema a notamment évoqué la nécessité d’obtenir rapidement certaines autorisations du ministère des Eaux et Forêts pour procéder à l’exploitation des essences forestières identifiées sur le périmètre du projet. Il a, de ce fait, appelé l’ensemble des administrations concernées à accompagner l’opérateur afin d’éviter tout retard dans l’exécution du calendrier. « L’administration ne doit pas seulement délivrer des actes administratifs. Elle doit aussi accompagner les investisseurs dans la réalisation des projets structurants », a-t-il déclaré.
Avant d’indiquer que les premiers aménagements devraient être observés entre septembre et novembre, notamment l’installation de la base-vie, du concasseur, de l’usine de lavage, des stations techniques et des bassins nécessaires à l’exploitation minière. L’objectif affiché reste le respect du calendrier fixé pour le mois de décembre. Le gouverneur Jean Robert Mabobet a également pour sa part, salué les avancées constatées sur le terrain et partagé son optimisme quant à la concrétisation de ce projet attendu depuis plusieurs années dans la Nyanga.
Un projet appelé à transformer la province
Cette mission s’inscrivait dans une tournée consacrée au suivi de plusieurs projets miniers de la province. Après avoir visité le projet de potasse, dont les promoteurs maintiennent un objectif de mise en production à l’horizon 2029, la délégation devait également se rendre sur le site du projet de marbrerie. Pour les autorités gabonaises, ces investissements illustrent la volonté des pouvoirs publics de diversifier l’économie provinciale. Longtemps dominée par l’activité forestière, la Nyanga ambitionne désormais de devenir l’un des principaux pôles miniers du pays.
Respect du chronogramme
Interrogé à l’issue de la visite, Gabriel Kamga, responsable de la société Havilah Mining Gabon en charge de ce projet, a confirmé que l’entreprise respecte le chronogramme établi depuis la signature de la convention minière. Selon lui, l’ensemble des actions programmées permettra d’atteindre les objectifs fixés dès la fin de l’année, conformément aux engagements pris avec les autorités.
Plus de 1 600 emplois attendus
Au-delà des infrastructures minières, l’entreprise met en avant les retombées socio-économiques du projet. La première phase prévoit la création de 500 à 520 emplois directs ainsi que d’environ 1 100 emplois indirects. Le développement des communautés locales figure également parmi les priorités affichées par l’opérateur. Celui-ci annonce des investissements dans les infrastructures, notamment à travers la construction d’une route de près de 40 kilomètres reliant le site minier aux principaux axes d’accès.
Des actions de responsabilité sociétale sont également prévues, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’appui aux entrepreneurs locaux et du développement communautaire. Dans son programme Havilah Mining Gabon affirme privilégier le contenu local. Selon son responsable, près de 90 % des entreprises actuellement engagées dans le projet sont des sociétés gabonaises, conformément à la volonté de faire bénéficier les opérateurs nationaux des retombées économiques de cette exploitation. Avec le lancement progressif de ce projet, les autorités espèrent faire de la Nyanga une nouvelle destination minière et un moteur du développement économique national.
Pour rappel, après Belinga, Milingui est présentée comme la 2e plus grande mine de fer gabonaise avec des réserves estimées à 135 millions de tonnes, dont 18 millions à haute teneur. Le coût du projet est quant à lui évalué à 1 milliard USD (environ 600 milliards FCFA).



















