En 2025, le secteur de la téléphonie mobile a généré 45 milliards de dollars de recettes fiscales en Afrique, dont 20 milliards issus des taxes sur les appareils. Dans les pays ayant allégé cette fiscalité, l’adoption des services mobiles a progressé rapidement et de manière tangible, montrant que la réforme fiscale constitue l’un des moyens les plus efficaces pour accélérer l’inclusion numérique.
En parallèle, des initiatives portées par le secteur soutiennent l’action des pouvoirs publics, en visant notamment un prix de vente des téléphones inférieur à 100 dollars. La suppression des droits d’importation et de la TVA sur ce segment pourrait permettre à des dizaines de millions de personnes d’accéder à l’Internet mobile.
Les opérateurs africains devraient investir 76 milliards de dollars dans les infrastructures réseau entre 2025 et 2030. La capacité de ces investissements à améliorer effectivement la couverture, la qualité et la capacité des réseaux dépendra, toutefois, du cadre réglementaire et des coûts associés au déploiement.
Les pays qui ont réduit les coûts liés aux droits de passage, facilité le partage des infrastructures et renforcé la stabilité réglementaire enregistrent des investissements plus rapides et plus importants. Le partage d’infrastructures apparaît notamment comme une solution de long terme pour étendre la couverture dans les zones où il ne serait pas rentable pour les opérateurs d’investir de manière autonome. Les opérateurs africains devraient investir 76 milliards de dollars dans les infrastructures réseau entre 2025 et 2030



















