Le chef de l’Etat, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a présidé le Conseil des ministres, ce vendredi 22 mai 2026. Au cours de cette activité, le Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 présenté par le ministère de l’Economie, des finances, de la Dette et des Participations a été adopté.
Ce document renseigne sur les prévisions de croissance qui reposent sur les principales hypothèses macroéconomiques suivantes :
-une production pétrolière en hausse de 3,1 %, à 11,2 millions de tonnes contre 10,8 millions de tonnes dans la loi de finances initiale ;
-un prix du baril de pétrole gabonais en hausse de 15,03 %, pour atteindre 75,0 USD contre 65,2 USD à l’initiale ;
-une production de manganèse en hausse de 2,1 %, pour s’établir à 9,424 millions de tonnes contre 9,229 millions de tonnes initialement prévus ;
-un prix de vente de la tonne de manganèse en légère baisse de 0,8 %, projeté à 166,9 USD contre 168,2 USD à l’initiale ;
-une diminution de la production de bois débités de 36,2 %, à 0,989 million de m³ contre 1,551 million de m³ dans la loi de finances initiale ;
-un recul de la production d’huile de palme de 6,4 %, à 0,138 million de tonnes contre 0,147 million de tonnes initialement prévu ;
-une chute de la production de caoutchouc de 76,9 %, à 0,6 millier de tonnes contre 2,5 milliers de tonnes dans la loi de finances initiale ;
-une hausse de la production d’or de 100 %, à 800 kg contre 400 kg initialement prévus ;
-une stabilité du taux de change du dollar américain par rapport au franc CFA, maintenu au niveau de la loi de finances initiale, soit 571,9 FCFA pour un dollar américain.
Au regard de ces hypothèses, la croissance économique est révisée à 4,0 % contre 6,5 % dans la loi de finances initiale, soutenue principalement par le dynamisme des activités du secteur hors pétrole (+4,4 %).
Sur la base du cadrage macroéconomique et budgétaire révisé, le projet de budget rectificatif de l’État est équilibré en ressources et en charges à 5 495,2 milliards FCFA, contre 6 358,2 milliards FCFA prévus dans la loi de finances initiale, soit une baisse de 862,9 milliards FCFA.
S’agissant des ressources, les recettes budgétaires nettes des prélèvements sont évaluées à 2 928,2 milliards FCFA, contre 3 808,0 milliards FCFA à l’initiale, soit une baisse de 879,8 milliards FCFA. Les recettes affectées aux tiers, constituées des prélèvements au profit des collectivités locales (32,4 milliards FCFA), des organismes internationaux (19,7 milliards FCFA) et des établissements publics (263,1 milliards FCFA), s’établiraient à 315,2 milliards FCFA, contre 363,9 milliards FCFA initialement prévus, soit une diminution de 48,7 milliards FCFA.
Quant aux ressources de trésorerie et de financement, elles se chiffreraient à 2 251,8 milliards FCFA, contre 2 186,3 milliards FCFA dans la prévision initiale, soit un accroissement de 65,5 milliards FCFA, imputable au recours accru à l’émission de titres publics.
S’agissant des charges, les dépenses de l’État sont évaluées à 5 180,0 milliards FCFA, contre 5 994,3 milliards FCFA dans la prévision initiale, soit une baisse de 814,3 milliards FCFA. Les dépenses budgétaires nettes des prélèvements au profit des tiers (315,2 milliards FCFA) se composent des dépenses du budget général évaluées à 3 669,8 milliards FCFA et de celles des comptes spéciaux arrêtées à 174,1 milliards FCFA.
S’agissant des dépenses du budget général, elles se répartissent entre 32 missions de politiques publiques, se décomposent comme suit :
-les charges financières de la dette sont projetées à 487,6 milliards FCFA, contre 419,8 milliards FCFA à l’initiale, soit une augmentation de 67,7 milliards FCFA ;
-les dépenses de personnel fléchissent de 1,1 milliard FCFA pour s’établir à 958,6 milliards FCFA, cette légère baisse s’expliquant par les efforts engagés dans le cadre de la maîtrise de la masse salariale, notamment à travers les opérations d’assainissement du fichier des agents publics ;
-les dépenses de biens et services connaissent une hausse de 146,7 milliards FCFA par rapport à l’initiale, pour s’établir à 562,4 milliards FCFA, évolution imputable notamment à la réévaluation des remboursements de TVA (+69,8 milliards FCFA) ;
-les dépenses de transferts sont projetées à 428,2 milliards FCFA, contre 429,9 milliards FCFA à l’initiale, soit une baisse de 1,8 milliard FCFA, nonobstant l’augmentation du soutien au prix des produits pétroliers (+43,2 milliards FCFA), de la stabilisation du prix de la farine (+2,0 milliards FCFA) et du soutien au prix du carburant du secteur de la pêche industrielle (+2,3 milliards FCFA) ;
-les dépenses d’investissement s’établissent à 1 169,1 milliards FCFA (dont 1 046,5 milliards FCFA sur ressources propres), contre 2 137,2 milliards FCFA à l’initiale, soit une réduction de 968,1 milliards FCFA, essentiellement due à la déprogrammation de projets en l’absence d’études de faisabilité ;
-les autres dépenses, en baisse de 15,0 milliards FCFA par rapport à la prévision initiale, se situeraient à 63,9 milliards FCFA.
Quant aux comptes spéciaux, regroupés en 11 missions, elles sont évalués à 174,1 milliards FCFA, contre 177,7 milliards FCFA dans la loi de finances initiale, soit une diminution de 3,6 milliards FCFA, ils répartissent entre des dépenses de biens et services (12,5 milliards FCFA, en baisse de 1,5 milliard FCFA), des dépenses de transferts (128,5 milliards FCFA, en hausse de 0,8 milliard FCFA) et des dépenses d’investissement (33,1 milliards FCFA, en baisse de 2,8 milliards FCFA).
Tandis que les charges de trésorerie et de financement s’élèveraient à 1 336,2 milliards FCFA, contre 1 375,4 milliards FCFA initialement prévues, soit une diminution de 39,2 milliards FCFA, l’essentiel de ces charges étant consacré à l’amortissement de la dette, à concurrence de 1 309,2 milliards FCFA.


















