Le parapheur du Conseil des ministres du 22 mai 2026, présidé le chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema avait en bonne page, l’examen du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, présenté par le ministère de l’Economie, des finances, de la Dette et des Participations.
Selon les contours dudit document, il en ressort qu’outre les piliers stratégiques contenus dans le Plan national de croissance et de développement (PNCD), et l’évolution du contexte économique international, ce PLFR 2026 prend également en compte, les recommandations formulées lors de la Conférence des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), tenue à Brazzaville en janvier 2026, de la mission de consultation du Fonds monétaire international (FMI) en février 2026, ainsi que des délibérations du Directoire du FMI en marge des Assemblées de printemps organisées à Washington D.C. en avril 2026.
Ces différentes assises ont eu pour dénominateur commun, de garantir l’investissement public comme levier de croissance efficace sans compromettre les équilibres financiers, d’assurer la cohérence entre la trajectoire de la politique budgétaire et les engagements des États envers les Partenaires techniques et financiers (PTF), et de veiller à la soutenabilité de la dette ainsi qu’à la consolidation de la position extérieure à moyen terme.
De manière spécifique, les principaux objectifs poursuivis par le PLFR 2026 consistent à assainir le cadre macroéconomique et à renforcer la crédibilité de la programmation budgétaire, à travers notamment la maîtrise des dépenses publiques tout en préservant les investissements prioritaires et les filets sociaux, l’optimisation de la collecte des recettes fiscales et douanières, et l’amélioration de l’efficacité des investissements publics.
Il s’agit également de garantir le financement de l’économie tout en veillant à la soutenabilité de la dette ; à rétablir la discipline budgétaire en matière d’exonérations fiscales et douanières, à travers le respect de l’exigence d’approbation parlementaire ; à poursuivre les projets structurants dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, des routes, de l’éducation, de la santé et de l’économie numérique, en vue d’impulser la transformation structurelle de l’économie nationale ; et à améliorer les conditions de vie des populations ainsi que le pouvoir d’achat des ménages les plus fragiles.
Pour rappel, le projet de Loi de Finances initiale 2026, promulguée le 29 décembre 2025 était placé sous le signe de la refondation économique avec l’ambition de bâtir un modèle orienté vers la performance, en accord avec le projet de société du président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA. Il arrêtait les ressources et les dépenses de l’Etat à 6 358 milliards de FCFA – contre 4 204,9 milliards FCFA en 2025 – traduisant la volonté d’accélérer la transformation économique, de prioriser l’investissement (eau, énergie, BTP, santé, éducation) et renforcer la digitalisation fiscale, l’élargissement de l’assiette, et la lutte contre la fraude.


















