Selon le membre du gouvernement gabonais, la désignation des minerais critiques ne saurait être uniforme ni calquée sur des standards extérieurs. Elle doit plutôt être fondée sur les enjeux économiques, industriels et stratégiques propres à chaque État.
« En Afrique, nous devons choisir nous-mêmes les minerais qui sont critiques pour nos économies. Ce choix doit dépendre de nos priorités nationales et de notre structure de production », a-t-il expliqué. À ce titre, le ministre a souligné que pour le Gabon, le manganèse constitue un minerai critique majeur, au regard de son poids stratégique dans l’économie nationale et de la position du pays en tant que deuxième producteur mondial. Il en va de même pour le minerai de fer, notamment avec le projet d’exploitation du gisement de Bélinga, appelé à impacter significativement la croissance économique du pays.
Pour Sosthène Nguema Nguema, un minerai devient critique dès lors qu’il est adossé à des enjeux nationaux clairs, mesurables à travers des indicateurs de développement économique. « Tant qu’il n’y a pas d’enjeux nationaux, on ne peut pas parler de minerai critique. C’est le caractère stratégique du minerai pour l’économie d’un pays qui lui confère ce statut », a-t-il insisté. Le ministre a indiqué que cette position est pleinement partagée et soutenue dans les échanges menés à Indaba Mining, où le Gabon s’aligne sur une vision souveraine et pragmatique de la gouvernance minière.
En marge des discussions stratégiques, Sosthène Nguema Nguema a également fait état de rencontres fructueuses avec de nombreux investisseurs, à qui le potentiel minier gabonais a été présenté. Parmi les ressources ayant suscité un fort intérêt figurent les terres rares, dont le Gabon dispose d’un potentiel important encore peu connu. « Plusieurs investisseurs ont été agréablement surpris par le potentiel des terres rares au Gabon. Certains sont déjà en phase d’exploration et pourraient très prochainement passer à l’exploitation », a-t-il révélé.
Réaffirmant l’attractivité du pays, le ministre a rassuré les investisseurs sur le cadre institutionnel et juridique, soulignant que la politique géostratégique de l’État gabonais, tout comme la Constitution, garantissent la sécurisation des investissements. Enfin, Sosthène Nguema Nguema a mis en avant la transformation locale du manganèse, actuellement estimée à environ 40 %, comme un levier majeur de création de valeur et d’emplois. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la vision économique, sociale et environnementale du chef de l’État et chef du gouvernement, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, axée sur l’industrialisation, l’emploi local et le développement durable.
À travers sa participation à Indaba Mining 2026, le Gabon confirme ainsi sa volonté de bâtir une industrie minière stratégique, souveraine et créatrice de richesse, tout en s’imposant comme une terre d’opportunités pour les investisseurs responsables.



















