C’est le moins que l’on puisse dire, selon les termes du rapport de l’exécution budgétaire de l’année sous revue, transmis au Sénat ce 11 décembre 2019.
Selon la plus haute Juridiction de l’État gabonais en matière de contrôle des finances publiques, d’innombrables anomalies sont observables dans l’exécution des Lois de finances 2018.
L’institution en veut pour preuve : la non-production dans les délais légaux des documents essentiels, en l’occurrence le projet de loi de règlement et des rapports annuels de performance (RAP). Tous des détails qui n’ont pas permis d’effectuer certaines analyses relatives au contrôle de l’exécution des lois de finances de l’exercice 2018.
Au-delà de ces insuffisances, elle dénote également : le caractère irréaliste des prévisions des ressources et des charges, l’évaluation partielle des dépenses générales des impôts, l’importance du poids de la dette ; le faible recouvrement des recettes et l’absence des décrets autorisant les modifications des crédits opérés en cours d’exercice.
Pour refermer cette page de médiocres performance, la Cours évoque enfin le non- versement de la part patronale de l’Etat-employeur au titre des pensions de retraite, la non-exécution des crédits du compte d’affection spéciale, la difficulté à évaluer la performance des programmes du fait de la non- production des PAP et des RAP et la non-tenue de toutes les comptabilités prévues par la loi organique relative aux lois de finance et à l’exécution.
La cours souligne enfin à titre de rappel que l’exécution des Lois de finances de l’exercice 2018, s’est soldée par un déficit de 147,031 milliards de francs CFA.




























