La place qu’occupe l’industrie pétrolière dans l’économie gabonaise n’est plus à démontrer. La stratégie d’investissement ambitieuse mise en œuvre pour le secteur par le gouvernement, ces derniers temps, témoigne clairement du rôle clé qu’il joue à travers sa contribution au PIB soit près de 30%, selon les données de la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface) en 2024.
Conscient de cet enjeu, à Port-Gentil, cité pétrolière du pays, le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema vient d’échanger avec les principaux acteurs du secteur. Il s’est agi pour lui, de décliner la vision gouvernementale pour ce secteur. C’est à dire, fixer le cap, indiquer les objectifs, ainsi que les réglages et les attentes pour l’avenir.
Dans ses propos, il a également salué la résilience et l’expertise du secteur, malgré l’absence de découvertes majeures récentes. Tenant également du climat social dont ce secteur a grandement besoin, il a ainsi mis en exergue, l’importance du dialogue collectif pour relever les défis actuels, notamment la baisse progressive de la production nationale due à une exploration insuffisante. Ainsi, a-t-il présenté, 72% du domaine pétrolier reste encore inexploré. Une faiblesse, selon lui, due en grande partie l’absence de découvertes majeures.
Une nouvelle orientation des investissements
S’inspirant des succès enregistrés par certains pays du golfe de Guinée dans les zones frontières et l’analogie géologique avec les bassins brésiliens et Kwanza, en Angola, dans le pré-salifère expliquent pourquoi l’avenir de notre industrie pétrolière, le Gabon oriente dorénavant sa stratégie d’investissement vers l’offshore profond et très profond, qui sont à l’heure actuelle presque inexplorés, ou du moins, encore largement inexploitées, mais présentant un fort potentiel.
L’autre détail non moins important évoquée par Sosthène Nguema Nguema concerne les évolutions technologiques et environnementales. Pour ces aspects qui imposent une révision du cadre législatif national, « l’État prévoit notamment de réduire progressivement les bonus de signature, voire de les supprimer pour les projets d’exploration en offshore profond, afin d’améliorer l’attractivité du secteur, conformément à la feuille de route définie par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema », a-t-il indiqué. Tout en relevant que « l’État prévoit des mesures importantes, notamment la baisse progressive des bonus des signatures de façon générale et de leur suppression totale pour les projets d’exploration en offshore profond et très profond, en vue de renforcer l’attractivité du secteur des hydrocarbures en République garonnaise ».
Pour tout dire, l’option d’exploration et de production pétrolière en eaux profondes, la volonté de réformes réglementaires, l’engagement avec les compagnies pétrolières locales et internationales, s’inscrivent dans un souci de renforcer la sécurité énergétique. Car, elle pourrait scientifiquement transformer l’économie gabonaise, avec des découvertes potentielles soutenant le développement d’un nouveau hub pétrolier en Afrique centrale.



















