Séjournant dans la capitale angolaise dans le cadre de sa participation au 17e Sommet d’Affaires États-Unis-Afrique, Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la République, chef de l’Etat a pris part ce jour à la cérémonie officielle d’ouverture dudit événement.
Une cérémonie marquée par plusieurs allocutions dont celles du Président de la République d’Angola et de la présidente du Corporate Council on Africa (CCA), suivies du dialogue de haut niveau, de différents panels dans des domaines variés ainsi que la remise d’une distinction honorifique au président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina pour son leadership et son engagement pour le développement du continent.
Dans son mot de circonstance, Florie Liser, présidente du CCA a appelé les continents Américain et Africain à impulser une nouvelle dynamique de partenariat solides pour une croissance durable. João Manuel Gonçalves Lourenço, a mis en lumière les nombreux atouts de l’Afrique qui regorge d’énormes potentialités telles que de grandes surfaces de terre arables, un climat favorable et un fort potentiel humain.
Il a évoqué le développement des secteurs clés tels que l’agro-industrie, le minerais, la modernisation des secteurs technologique et numérique tout présentant l’Afrique comme un partenaire crédible qui a beaucoup à offrir, et qui est disposé à travailler et collaborer pour des avantages mutuellement bénéfiques.
Au cours de ces assises, le président de la République a fait la promotion d’un Gabon plus que jamais ouvert aux partenariats gagnant-gagnant prônant la transformation locale de ses ressources en vue de créer de la valeur ajoutée et plus d’emplois, dans le respect de sa souveraineté.
Un sommet aux multiples enjeux
Pour la bonne gouverne, le XVIIe sommet des affaires États-Unis-Afrique se déroule du 22 au 25 juin 2025 en Angola, en présence de plusieurs chefs d’État du continent et de représentants de l’administration américaine. Au menu des discussions : minerais, pétrole, infrastructures et accords commerciaux. Ce sommet se tient alors que Washington a les yeux rivés vers l’Iran et que Donald Trump continue d’envoyer des messages contradictoires sur son intérêt pour l’Afrique.
Le corridor de Lobito, enjeu stratégique
Après avoir démantelé les programmes d’aides au développement, les relations pourraient surtout être commerciales. Le corridor de Lobito sera au cœur des échanges. Il s’agit d’une infrastructure ferroviaire stratégique pour l’acheminement de minerais allant de la RDC à l’Angola. Infrastructure soutenue par les Américains.
L’African Growth and Opportunity Act sur orbite
Des nouveaux investissements pourraient être annoncés, explique Osvaldo Mboco, spécialiste des relations internationales à l’université technique d’Angola : « On peut s’attendre à ce que de nouveaux investisseurs considèrent le Corridor de Lobito comme un projet ambitieux, en allant au-delà du simple investissement dans la ligne ferroviaire elle-même. Il s’agit aussi d’investissements dans des plateformes logistiques, des industries de transformation, etc. Il y a toute une série d’investissements possibles qui peuvent s’aligner sur ce qu’est le Corridor de Lobito. L’Angola peut ainsi attirer ces investisseurs vers d’autres secteurs situés le long de ce corridor. ».
Il sera également question de pétrole, à Luanda. Et puis, il y aura le gros morceau, l’African Growth and Opportunity Act (Agoa) : l’accord commercial Afrique-États-Unis prend fin en septembre 2025. Donald Trump pourrait repousser à une date ultérieure des discussions cruciales dans la compétition mondiale, dix jours après l’annonce par la Chine de son intention d’exonérer quasiment tous les pays africains de droits de douane pour leurs exportations vers son territoire.




















