En 2018, la reprise économique et l’amélioration des termes de l’échange sont allées de pair avec un relatif redressement des comptes extérieurs en zone CEMAC.
Alimentée par la remontée des cours du pétrole et le rebond de la production, la hausse notable des exportations pétrolières en valeur (+ 34,0%) – comptant pour les deux tiers des exportations de la CEMAC – s’est accompagnée d’une augmentation de celles de gaz et de bois, qui ont plus que contrebalancé la baisse des exportations de coton, victimes de la chute de la production tchadienne.
Soutenues par l’investissement privé, les importations de biens sont en progression en valeur, mais restent significativement inférieures à leur niveau de 2015. Le solde de biens et services est ainsi devenu positif en 2018, à 2,6% du PIB, contre – 1,2% l’année précédente.
Sous l’effet de rapatriements de bénéfices accrus liés à la hausse des cours du pétrole, grevant lourdement la balance des revenus primaires, le solde des transactions courantes est néanmoins demeuré déficitaire, à hauteur de 3,4% du PIB. Le solde global de la balance des paiements est redevenu positif pour la première fois depuis 2014, à 1,2%.
Après trois années de baisse consécutives, la hausse des investissements directs nets constatée en 2018 (+ 30,1%), liée entre autres à la reprise de l’exploitation et de l’exploration pétrolières et aux initiatives de valorisation de secteurs alternatifs, pourrait par ailleurs leur permettre de retrouver un niveau compatible avec le développement du secteur des hydrocarbures et la diversification des économies, gages du maintien d’une croissance durable dans la sous-région.
Dans un contexte de reprise des exportations, les avoirs extérieurs nets ont ainsi dépassé à fin décembre 2018 l’objectif fixé avec le FMI de 170 millions d’euros. L’objectif d’un encours d’avoirs extérieurs nets de 4,5 milliards d’euros à fin décembre 2019 devrait être atteint selon le FMI.
Le taux de couverture extérieur de la monnaie a ainsi progressé de 57,5% à 61,3% entre décembre 2017 et décembre 2018 – ces réserves de change ont toutefois représenté moins de 3 mois d’importation (2,6 en moyenne), en deçà du ratio de couverture de 5 mois préconisé par le FMI.





























