Pour l’élection du nouveau président de la République prévue pour le 12 avril prochain, les dés sont officiellement lancés avec le démarrage de la campagne électorale ce 29 mars 2025. Tous les postulants à la magistrature suprême ont d’ores et déjà dévoilés leur projet de société.
Pour sa candidature à ce scrutin, Brice Clotaire Oligui Nguema dresse un bilan sans complaisance de la situation économique du Gabon. Ce constat plus qu’alarmant, l’amène à lancer une invite au peuple gabonais afin de bâtir ensemble, un nouvel édifice qui puisse permettre d’arpenter avec moins de peine, les sentiers de l’essor vers la félicité du pays.
De profondes fragilités structurelles qui entravent le développement
De l’avis de Brice Clotaire Oligui Nguema, « les problèmes du Gabon sont bien connus de tous ». L’économie présente des fragilités structurelles profondes qui entravent son développement. Il met principalement en exergue, la dépendance encore considérable aux hydrocarbures. « J’ai pleinement conscience que notre pays, le Gabon, demeure fortement dépendant de la production et de l’exportation d’hydrocarbures. Depuis des décennies, cette rente pétrolière a largement soutenu notre croissance en offrant des ressources budgétaires substantielles, utilisées pour financer nombre de projets d’infrastructures et de services publics ». Seulement, déplore-t-il, « cette dépendance limite considérablement notre capacité à diversifier l’économie et nous rend vulnérables aux fluctuations du marché mondial du pétrole ».
Le mirage des recettes pétrolières sur les retards structurels du pays
L’autre manquement lié à ce modèle économique, est le mirage qu’ont toujours entretenus les recettes pétrolières sur les retards structurels du pays. Plus grave, elles ont eu pour effet, de limiter le développement d’autres secteurs aux potentiels pourtant immenses à savoir : l’agro-industrie, l’économie verte, le numérique ou encore le tourisme. Pourtant, selon le président de la transition, « Les revers successifs qu’a connus le marché du pétrole m’ont démontré l’impact néfaste des variations de cours sur notre stabilité économique et sociale. J’estime qu’il est de mon devoir d’entreprendre une profonde transformation de notre économie, afin de passer d’une croissance fondée sur un secteur extractif unique à un développement plus équilibré et durable », déplore-t-il.
La dépendance persistante aux hydrocarbures, appelle une réponse audacieuse
Le diagnostic posé, Brice Clotaire Oligui Nguema « crois fermement que l’avenir du Gabon pays réside dans la valorisation d’autres atouts majeurs : la richesse de notre biodiversité, l’ingéniosité de notre jeunesse, l’émergence de services modernes et la transformation locale de nos ressources naturelles ». Cette dépendance persistante aux hydrocarbures, « appelle une réponse audacieuse : elle doit nous pousser à accélérer la mise en place de réformes et de politiques publiques encourageant l’investissement productif dans de nouveaux secteurs », poursuit-il. Avant de réitérer son engagement de conduire la transition en cours avec pragmatisme et détermination, pour que le pays ne soit plus tributaire des aléas d’un marché unique, mais de bâtir ensemble, les fondements d’une prospérité durable pour tous.
Faible transformation locale des ressources naturelles
Malgré son exceptionnel potentiel en matières premières telles que : le bois, le manganèse, l’or ou le fer, le Gabon peine à développer localement une industrie de transformation capable de générer davantage de valeur ajoutée. Sur ce pan, le président de la transition ne manque pas de déplorer que les produits sont exportés à l’état brut, ce qui prive d’opportunités de création d’emplois qualifiés et de retombées économiques plus conséquentes. « J’estime qu’il est urgent de mettre en place un environnement propice à l’émergence d’industries locales de transformation. En encourageant l’implantation d’unités de production modernes et compétitives, nous permettrons à notre jeunesse de s’insérer dans un marché du travail plus dynamique et riche en compétences », soutient-il. Or, « les produits finis ou semi-finis—bois transformé, métaux à haute valeur ajoutée, produits dérivés de notre biodiversité—pourraient alors s’exporter sur des marchés ciblés, tout en créant une chaîne de valeur véritablement ancrée au Gabon ».
La valorisation locale des ressources, un enjeu de souveraineté
Mais au-delà de l’essor économique, la valorisation locale des ressources est un enjeu de souveraineté, reconnait-il. Et de conclure, « Je crois que seuls des investissements solides et une volonté politique affirmée peuvent aider le pays à franchir ce cap. Il nous faut notamment améliorer le cadre réglementaire, réduire les freins administratifs et fiscaux, encourager l’innovation et miser sur une main-d’œuvre qualifiée. C’est en portant cette ambition que nous pourrons réellement transformer nos potentiels naturels en moteurs de notre prospérité commune ».




















