Publiez ce que vous produisez. Telle est visiblement la nouvelle gouvernance économique implémentée par le ministre de l’Economie et des Participations, Mays Mouissi. Depuis le mois de septembre de l’année en cours, les données macroéconomiques du Gabon sont régulièrement à jour mises et rendues publiques.
Cette nouvelle approche procède incontestablement de la volonté du membre du gouvernement de rompre avec l’opacité qui a toujours eu cours dans ce secteur. Même s’il est vrai que la note de conjoncture sectorielle a toujours été produite par la Direction générale de l’économie et de la législation fiscales (DGEPF), afin d’édifier le public sur les performances de l’économie gabonaise.
La publication des indicateurs économiques mensuels par le ministère de l’Economie et des Participations se veut donc novatrice et surtout révélatrice de la transparence – désormais de mise – pour une meilleure gestion des ressources de l’Etat.
A preuve, pour le mois de novembre 2023, la plupart les indicateurs économiques, de la dette publique aux recettes budgétaires, en passant par certaines dépenses fiscales, sont désormais disponibles.
De manière spécifique, au cours de la période sous-revue, le curseur des recettes douanières affichent 41, 65 milliards de FCFA, contre 44,85 milliards de FCFA au mois d’octobre, pour des objectifs annuelles (LF 2023) de 27,3 milliards de FCFA. Malgré une légère baisse, elles observent tout de même un taux de réalisation de 152,58%.
Cette tendance haussière a également été enregistrée sur les recettes fiscales. En effet, le curseur indique une barre de 126 milliards de FCFA pour des objectifs annuels de 86 milliards de FCFA. Soit un taux de réalisation d’environ 158%. Le mois dernier, elles cumulaient à 64 milliards de FCFA.
Dans le même temps, les dépenses fiscales de l’Etat se chiffrent à 6,5 milliards de FCFA, contre 10, 16 milliards de FCFA un mois plutôt. Il convient de noter qu’au cours de ce mois d’octobre, l’Etat indique avoir déboursé 123,16 milliards de FCFA pour les dépenses fiscales, depuis le début de l’année 2023.
Pour restituer la crédible de sa signature, le gouvernement de la transition accorde un accent particulier pour le remboursement de sa dette. Cette disposition s’est matérialisée depuis le début de la transition au mois de septembre.
Au mois d’octobre par exemple, l’Etat a déboursé près de 32 milliards de FCFA pour le remboursement de ses créances. Pour le mois de novembre ce sont 30,4 milliards de FCFA qui ont été décaissées pour la même cause.
Pour de nombreux observateurs avertis, le condensé de cette gouvernance économique et financière mise en œuvre au cours de ces premiers mois de la transition se veut rassurant. Car, il témoigne de la volonté du membre du gouvernement de bâtir une économie inclusive, saine et vigoureuse sur la base « d’une sincérité budgétaire permettant de s’aligner avec la réalité des finances publiques du pays (…) ce qui n’a pas toujours été le cas », malheureusement.


















