« Qui va doucement, dit-on souvent va surement ». C’est le descriptif qui pourrait, de façon spécifique, résumer la stratégie de déploiement mise en œuvre par ESS Microfinance, avec sa nouvelle implantation au Cameroun après le Gabon. En effet, après avoir obtenu l’avis favorable de la Commission Bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) et l’autorisation du ministère camerounais des Finances, cette institution peut désormais officier en tant qu’établissement de microfinance de deuxième catégorie dans ce pays.
Cette expansion, révèle notre confrère Biba241, « permet au groupe de pénétrer le plus important marché de la microfinance de la CEMAC. Et ce, avec pour ambition de renforcer l’inclusion financière, de soutenir les PME et les micro-entrepreneurs, tout en misant sur la digitalisation de ses services ».
Déjà présent dans les métiers de la bourse et de la gestion d’actifs, ESS entend s’appuyer sur sa réputation et son expertise pour s’imposer sur un marché en forte croissance, tout en contribuant à dynamiser la concurrence dans le secteur financier régional.
Des visées continentales
Le groupe d’établissements financiers et d’investissements Emrald Securities Services (ESS) n’a jamais fait mystère de ses ambitions continentales. Depuis le lancement, au mois de février 2025, de son premier établissement de microfinance au Gabon, il inscrit sa politique dans le cadre de l’implémentation de sa vision de mise en place d’une banque d’affaires africaine pluridisciplinaire.
A court terme, « ESS Microfinance envisage, à moyen terme, d’étendre sa couverture géographique aux autres pays des zones CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA) et UEMOA (Côte d’Ivoire, Bénin, Burkina-Faso, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo)», indique le conglomérat financier fondé en 2020 par Christian Din Dika.
Il faut tout de même souligner que le choix du Gabon par Emrald Securities Services, comme rampe de lancement de son écosystème microfinancier n’était pas anodin. En effet, en plus de disposer d’un réseau d’établissements de microfinance beaucoup moins étendu que celui du Cameroun, où la concurrence est très rude, le Gabon est un terrain bien fertile pour les affaires du groupe, notamment pour sa société de bourse qui dispose d’ailleurs d’un bureau à Libreville.



















