L’intérêt porté par la classe politique gabonaise, toute tendance confondue, pour les futures échéances électorales n’est plus à démontrer. Ces rendez-vous du futur focalisent toutes les attentions. Après la polémique suscitée par l’enveloppe accolée, des voies se sont encore faites entendre au sujet de bulletin unique au grand dam des dispositions légales.
Maitrise peu ou prou des textes, ou tout simplement mauvaise foi des certains acteurs politiques, à chacun d’apprécier. Toujours est-il que, le principe d’un bulletin unique combinant l’élection du président de la République et celle des députés a été retenu. Ce, d’autant plus que tous les deux scrutins relèvent d’un scrutin uninominal. La confirmation a été faite ce 01 août 2023. C’était à la faveur d’une conférence de presse animée par le président du CGE, Stéphane Michel Bonda.
Il faut dire que cette réforme est d’abord une exigence des partis de l’opposition. En outre, qu’elle est conforme à l’article 68 de la loi n° 07/96 du 12 mars 1996 qui stipule que « le Centre gabonais des élections (CGE) introduit un bulletin de vote unique combinant l’élection du président de la République et des députés à l’Assemblée nationale, qui seront tous deux soumis à un scrutin uninominal ».
Selon le CGE, cette approche revêt un intérêt multiforme. Sur le plan économique, il permettra un gain financier. En effet, le principe implique moins de bulletins à imprimer et une logistique moins importante pour son acheminement. L’autre avantagea charrié par ce nouveau dispositif porte sur la simplification du vote. Il devrait produire un gain de temps dans le processus de vote et une simplification qui permettra de réduire non seulement l’abstention, mais aussi les votes nuls du fait de mauvaises manipulations.
Le CGE évoque également un gain de temps dans le traitement du processus de dépouillement. Il faut toutefois reconnaitre que l’adoption du bulletin unique était une demande de l’opposition. Le système étant déjà implémenté dans de grandes démocraties, à l’image des Etats-Unis, du Kenya ou encore de la Côte d’Ivoire.
Par ailleurs, fait savoir le CGE, « le code électoral n’est pas son invention, ni l’émanation de l’exécutif ou du législatif, mais plutôt des acteurs politiques gabonais qui ont fixé les règles du jeu. Ce sont les acteurs politiques qui ont donné ces prérogatives au CGE ».
Pour la bonne gouverne, le Centre gabonais des élections est la cheville ouvrière du processus électoral en République gabonaise. L’institution a, entre autres charges, la publication du calendrier électoral contenant la date de dépôt des candidatures et la date limite, la date de publication des candidatures, du scrutin et la gestion des contentieux électoraux.



















