La liquidité du système bancaire a globalement continué à s’accroître, bien qu’à un rythme plus modéré Au premier trimestre de l’année 2019, la liquidité bancaire a continué de se consolider dans la CEMAC à la suite de l’augmentation des dépôts bancaires.
Cette évolution est reflétée à travers celle des réserves des banques et de plusieurs indicateurs de la liquidité bancaire, à l’exception du ratio entre les réserves libres et obligatoires. Ainsi, les réserves brutes du système bancaire (composées des réserves libres7 et des réserves obligatoires) se sont accrues de 26,6 %.
Elles sont passées de 2 124,9 milliards FCFA au dernier trimestre 2018 à 2 438,9 milliards FCFA sur la période sous revue. Cela, en relation avec sa progression dans tous les pays membres à des amplitudes différentes : au Cameroun (+15,2 %), en République Centrafricaine (+8,6 %), au Congo (+37,9 %), au Gabon (+51,9 %), en Guinée Equatoriale (+13,9 %) et au Tchad (+48,9 %).
L’évolution ci-dessus a contribué à la hausse de la part des réserves dans le bilan des banques (réserves / total du bilan) qui a gagné 2,6 points à fin mars 2019 pour se situer à 17,7 %, après 15,1 % douze mois plus tôt. Par composante, cette évolution en glissement annuel des réserves brutes du système bancaire de la CEMAC découle de la hausse significative des réserves obligatoires (de 449,6 milliards à mars 2018 à 583,3 mois douze mois plus tard, soit 30,2 %, après 1,6 % un an plus tôt) couplée à l’accroissement des réserves libres (de 1 476,5 à 1 853,0 milliards à mars 2019, soit 25,5 %, après 27,4 % douze mois auparavant).
Principale composante des réserves libres, le solde des comptes courants8 des banques à la Banque centrale est passé de 1 177,7 milliards à 1 538,2 milliards, en hausse de 30,6 %, contre 36,7 % antérieurement. Les encaisses des banques ont, quant à elles, augmenté de 5,4 %, pour se situer à 314,8 milliards.






























