Les perspectives dans la CEMAC sont liées aux évolutions de la croissance économique mondiale qui, selon le Fonds monétaire international (FMI), resterait robuste en 2019 (+3,3 %) et 2020 (+3,9 %).
Cette évolution sera tributaire de la vigueur des pays émergents et en développement en particulier la Chine et l’Inde, en dépit d’un contexte marqué par des difficultés macroéconomiques et la résurgence de plusieurs risques géopolitiques et financiers.
L’aspect sécuritaire reste préoccupant
Sur cette base, les économies de la sous-région continueraient de croître sur la période 2020-2022. En effet, la perspective d’une amélioration de la situation sécuritaire au Cameroun (Nord-ouest, Sud-ouest et Nord) et en RCA, associée à la mise en œuvre des réformes structurelles dans le cadre du PREF-CEMAC et des programmes avec le FMI devraient soutenir les activités économiques.
Ainsi, le taux de croissance réel de l’activité devrait remonter à 3,1 % en 2020, puis à 3,2 % en 2021, avant de ralentir à 2,8 % en 2022, contre 3,0 % en 2019, en relation avec les performances du secteur non pétrolier, notamment l’agriculture, les industries manufacturières, les BTP et les services marchands, avec des contributions à la croissance de +3,3 % en 2020 et 2021 et +3,5 % en 2022. Le secteur pétrolier contribuerait négativement sur la période, à hauteur de -0,1 % en 2020 et 2021, et -0,7 % en 2022 en dépit de la montée en puissance et la mise en production des champs pétroliers au Tchad et au Congo.
Olam, un acteur majeur de la croissance sous-régionale
En effet, l’essor de la filière palmier à huile au Gabon, porté par les importants investissements de la filiale OLAM international avec une production qui passerait de 159,1 milles tonnes en 2019 à plus de 319,1 milles tonnes en 2022 développerait la branche agricole. Il en serait de même de la reprise de la filière cotonnière au Tchad dont la production annuelle pourrait atteindre 126 milles tonnes à l’horizon 2022, contre 16,0 milles tonnes en 2019.
Le secteur des industries manufacturières serait vigoureux dans la plupart des pays, avec particulièrement la montée en puissance des cimenteries au Congo. Les projets d’aménagement des infrastructures portuaires, ferroviaires et aéroportuaires au Gabon, au Congo et en RCA relanceraient les BTP. Les activités des branches commerce et télécommunication, des transports, de l’hôtellerie et de la restauration seraient également en progression.






























