Selon le communiqué publié par le Fonds indique à cet effet, l’achèvement de ces revues permet un décaissement de 116,1 millions de DTS (155.29 millions de dollars américain), soit environ 95 milliards de FCFA.
Il s’agit donc vraisemblablement d’un camouflet pour certains acteurs de la société civile, et notamment du Copil Citoyen. Car, il entendait saisir les tribunaux, suite aux incongruités et écarts observés dans le rapport d’audit Covid, publié il y a quelques jours, par le cabinet d’audit indépendant, Deloitte Touche Tohmatsu sur les dépenses relatives à la lutte contre la pandémie du Covid-19 au Gabon
Qu’à cela ne tienne, ce nouveau décaissement porte ainsi les appuis financiers du FMI en faveur du Gabon à un total à 197,1 millions de DTS (environ 263.63 millions de dollars américain), soit environ 122 milliards de FCFA, dans le cadre de l’accord triennal au titre du MEDC conclu avec le pays.
Pour mémoire, cet accord avait été approuvé par le Conseil d’administration du FMI, le 28 juillet 2021. Il avait pour objectif de permettre au Gabon de faire face aux conséquences économiques de la pandémie de la Covid-19 et de soutenir le programme de réformes économiques et financières des autorités.
Faut-il le rappeler, l’économie gabonaise a été affectée par la pandémie de la Covid-19, avec une baisse de la production réelle de 1,9 % en 2020. La croissance a repris pour atteindre un taux estimé à 1,5 % en 2021, grâce à l’essor du secteur minier et au rebond des secteurs du bois et de la construction, laisse indiquer le FMI.
Qui rappelle qu’au niveau des services, elle est restée modérée en raison des mesures de confinement qui ont pesé sur les secteurs du commerce et des transports. De l’autre côté, la hausse des prix du pétrole a contribué à renforcer les positions budgétaire et extérieure et à réduire la dette publique.
Des perspectives positives
Selon le Fonds, la croissance du PIB devrait atteindre 2,4 % en 2022, tirée par la reprise continue des secteurs du bois et de la construction et un rebond du secteur des services.
Seulement, la guerre de la Russie en Ukraine et la flambée des prix des matières premières qui en découle stimuleront les exportations et les recettes pétrolières et amélioreront davantage les positions budgétaire et extérieure. Cependant, le coût des subventions aux carburants pèsera sur le budget et la hausse des prix des denrées alimentaires renforcera les pressions inflationnistes.
Par ailleurs, l’augmentation des recettes pétrolières permettra de faire face à l’augmentation des subventions aux carburants et aux produits alimentaires pour les plus vulnérables et aidera à reconstituer des marges de manœuvres budgétaire et extérieure.
D’importants risques pèsent sur les perspectives économiques
Dans son communiqué, le FMI souligne que de nombreuses incertitudes pèsent sur les perspectives économiques. Ainsi, la propagation de nouveaux variants plus contagieux de la Covid-19 – compte tenu notamment de la lenteur de la vaccination –, la possibilité d’un ralentissement économique plus marqué en Chine, l’intensification de la guerre de la Russie en Ukraine et d’éventuelles tensions sociales à l’approche des élections présidentielles de 2023 sont autant des risques importants qui pèsent sur les perspectives économiques.
A contrario, la hausse du prix du pétrole et l’accélération des réformes devraient renforcer les recettes intérieures, améliorer la gestion des finances publiques, la gouvernance et l’environnement des affaires favoriseront le retour à une croissance forte et inclusive tout en préservant la viabilité de la dette.



















