Les objectifs de développement durables font désormais partie de leur champ d’action. En effet, les militaires gabonais vont devoir renforcer leurs capacités en matière de lutte contre la prédation des ressources naturelles et animales telles que l’orpaillage, la pêche, le bois, etc.
Leur récent voyage Guyane y va de cette approche. Elles s’inscrit également dans le cadre des actions de formation réalisées par les Éléments français au Gabon (EFG), au profit de leurs partenaires d’Afrique centrale.
Selon des experts, la prédation des ressources naturelles et animales représente une menace pour l’environnement et l’économie. Elle constitue également un facteurs d’instabilité et, in fine, pose des questions de souveraineté nationale.
En Guyane, les problématiques de prédation et de préservation de l’environnement en sont très proches de celles que connaissent les États du bassin du Congo. Raison pour laquelle, les Gabonais et les Congolais ont ainsi pu étudier, sur le terrain, les actions interministérielles menées par la France.
Ils seront successivement reçus par le centre de coordination Harpie, le parc amazonien de Guyane, une base avancée du 3e régiment étranger d’infanterie ainsi qu’un patrouilleur de la marine nationale. Des entretiens avec les acteurs ministériels complèteront ces présentations de moyens.
La formation à la lutte contre la prédation des ressources naturelles en Afrique centrale constitue un axe majeur du partenariat opérationnel décidé entre la France et ses partenaires, dont le Gabon et le Congo, qui ont décidé d’intensifier leurs opérations contre ces trafics.
Il convient toutefois de noter que le programme était séquencé par des présentation de la chaîne décisionnelle et du centre de coordination de l’opération (lutte contre l’orpaillage clandestin), la visite du parc amazonien de Guyane avec présentation de la brigade nature et de ses inspecteurs de l’environnement.
Il y a également eu une visite d’une base opérationnelle avancée et d’un poste avancé sur un axe fluvial armés par le 3e régiment étranger d’infanterie, un embarquement sur un patrouilleur de la Marine nationale engagé dans la lutte contre la pêche illégale.
Par ailleurs, en dehors de ceux prévus avec les militaires, de nombreux entretiens sont également organisés avec les différents acteurs interministériels impliqués dans cette lutte : préfecture, office national des forêts police aux frontières, douanes, direction générale de territoires et de la mer, etc.
La formation à la lutte contre la prédation des ressources naturelles en Afrique centrale constitue maintenant un axe majeur du partenariat opérationnel proposé par la France à ses partenaires. Le #Gabon et le #Congo ayant décidé d’intensifier leurs opérations contre ces trafics, les EFG vont les accompagner et développer cet axe de partenariat.
Pour rappel, en tant que pôle opérationnel de coopération, les EFG proposent des formations aux armées des États d’Afrique centrale, notamment durant leur préparation à l’engagement opérationnel. Plus de 10 000 stagiaires sont répartis chaque année au sein de plus de 200 stages hautement spécialisés. Les EFG sont également un point d’appui opérationnel et logistique pour l’armée française.



















