Le gouvernement passe actuellement son Plan d’accélération de la transformation au peigne fin. L’exercice, indique-t-on, a pour principal enjeu, d’effectuer le bilan a mi parcours de cet outil considéré aujourd’hui, comme la boussole qui oriente et booste le développement du pays.
Pour être fixé sur ce processus, le gouvernement vient d’initier le concept de ‘’Matinées du PAT’’. Il s’agit d’un exercice où les membres du gouvernement, chacun à son niveau, vient présenter les résultats enregistrés dans son secteur.
Le bal a été ouvert ce jeudi 3 mars 2022, par les ministres en charge de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et de l’Alimentation, Biendi Manganga-Moussavou ; du Pétrole, du Gaz, des Hydrocarbures et des Mines, Vincent de Paul Massassa et le ministère délégué au ministère des Eaux et Forêts, Charles Mve Ella.
Sous la modération de leur collègue en charge de l’Emploi, de la Fonction publique, du Travail et de la Formation professionnelle, Madeleine E. Berre, chacun à son tour a dressé le bilan de la mise en œuvre du PAT dans son département ministériel. Dans l’ensemble l’on peut ainsi retenir que le processus observe des avancées significatives. Il en est par exemple du cas du secteur agricole et de la pêche, où Biendi Manganga-Moussavou a revendiqué plusieurs acquis.
Selon lui, s’agissant particulièrement de la pêche et notamment thonière, le pays a transbordé et débarqué plus de 2000 tonnes de cette ressource halieutique. Autre acquis, et non des moindres, le pays a procédé aux audits de construction d’une usine de transformation et de la chaîne de production de cette ressource.
Les conclusions, a-t-il indiqué, démontrent qu’elle est en bon état. Et que la première transformation, notamment les longe, boîtes de conserves, sont attendues avant la fin de l’année en cours.
En outre, s’agissant du protocole d’accord avec l’UE pour cette pêche thonière, le pays a sécurisé les fonds générés, à travers la création d’un compte de commerce. «C’est une avancée majeure en terme de gouvernance », a indiqué Biendi Manganga-Moussavou.
Toujours dans ce secteur, cinq centres de pêches ont été construits. Notamment, à Cocobeach, Mayumba, Franceville, Makokou et Mouila. En outre, la FAO apporte son appui en mobilisant des fonds pour compléter ce dispositif et en formant les acteurs de la filière.
Faut-il le rappeler, le plan de préservation des pêcheries initié par le président de la République prévoit entre autre, la gabonisation du secteur. Cela avec la formation et l’insertion de 2600 pêcheurs et transformateurs sur cinq ans, soit520 par an.
Il n’y a pas que le secteur de la pêche qui voit ses lignes bouger. Le secteur agricole affiche également des indicateurs flatteurs.. Dans son exposé, Biendi Manganga-Moussavou a revendiqué la résolution du foncier agricole, qui constitue le principal écueil du secteur.
Selon lui, cinq Zones agricoles à forte productivité (ZAP) sont actuellement cadastrés. Notamment à Kango, Andem, Bifoun Abanga, Mboukou et Idemba. Elles représentent 75000 ha disponibles. Dans ce processus, deux nouvelles sont en cours de création juridique, notamment à Souba et à Bitam.
En clair, quoiqu’encore peu visibles, les acquis engrangés dans les secteurs agricoles et de la pêche charrient des perspectives prometteuses pour le pays, qui nourrit de très grandes ambitions pour sa souveraineté et sa sécurité alimentaires.



















