Selon Kenji Okamura, directeur général adjoint et président par intérim du FMI, à long terme, les mesures mises en œuvre dans le cadre de ce programme appuyé par la FEC permettront de remédier aux facteurs de fragilité du pays et de jeter les bases d’une croissance plus élevée, plus résiliente et plus inclusive en République du Congo.
Ce programme contribuera aussi aux initiatives régionales visant à rétablir et à préserver la stabilité extérieure de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
En termes de perspectives, Kenji Okamura, souligne que l’économie de la République du Congo devrait se renforcer au cours du second semestre, grâce aux progrès de la campagne de vaccination, aux dépenses sociales et à l’apurement des arriérés intérieurs.
Cependant, poursuit-il, cette reprise naissante fait face à des risques considérables, comme l’éventuelle recrudescence de la pandémie, la volatilité persistante des cours et de la production de pétrole, les chocs liés au changement climatique, et l’exécution moins satisfaisante que prévu de certaines réformes.
De ce fait, le programme des autorités, appuyé par un nouvel accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit, vise à préserver la stabilité macroéconomique au cours de la reprise, à remédier aux sources de fragilité, et à jeter les bases d’une croissance plus vigoureuse, résiliente et inclusive à moyen terme. L’accord devrait également permettre de catalyser le soutien apporté par les partenaires au développement, mentionne- t-il dans son rapport.
Il ajoute par ailleurs qu’il sera essentiel de réduire les facteurs de vulnérabilité liés à l’endettement, tout en favorisant une reprise économique forte et équitable. À cette fin, il est crucial que les autorités puissent disposer de l’espace budgétaire nécessaire pour engager des dépenses sociales indispensables et des investissements essentiels dans les infrastructures.
De plus, les autorités s’attachent à accroître les recettes intérieures et à rendre la dépense publique plus efficace, notamment en améliorant la gestion des investissements publics. Une meilleure gestion de la dette sera tout aussi nécessaire, y compris pour assurer le remboursement régulier de la dette et des arriérés de paiements. Les autorités prennent des mesures pour parachever la restructuration de la dette extérieure.
Enfin, des réformes structurelles d’envergure joueront un rôle central dans l’amélioration de la gouvernance et du climat des affaires ; elles permettront également de surmonter les difficultés liées au changement climatique et à la transition vers une économie sobre en carbone.
Il en est de même de la mise en service du nouveau dispositif de lutte contre la corruption, les réformes du secteur de l’énergie, la consolidation de la gestion des finances publiques et le renforcement de la stabilité et de l’inclusion financières qui devraient contribuer à éliminer d’anciens goulets d’étranglement structurels et à accroître le niveau de confiance. »
Pour rappel, le conseil d’administration du FMI a récemment approuvé un accord de 36 mois au titre de la facilité élargie de crédit (FEC), pour un montant équivalent à 324,0 millions de DTS (environ 455 millions de dollars, soit 200 % de la quote-part de la République du Congo au FMI), afin d’aider le pays à préserver sa stabilité macroéconomique et à favoriser la reprise économique dans le contexte de la pandémie, notamment en catalysant le soutien financier d’autres donateurs officiels. La décision du conseil d’administration permettra de décaisser immédiatement l’équivalent de 64,80 millions de DTS (environ 90 millions de dollars



















