La Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), vient de décliner ses acquis en matière d’intégration sous-régionale. C’était à la faveur de la célébration de sa journée, ce 16 mars 2021. Occasion idoine pour le président de la Commission de la CEMAC, le Pr Daniel Ona Ondo de revenir sur les succès engranges par l’institution économique sous-régionale, non sans indiquer les objectifs majeurs que nourrissaient par ses pères fondateurs.
Ces acquis, selon le Pr, Daniel Ona Ondo consistaient à parvenir à la libre circulation des personnes, des biens et des services afin de créer un véritable marché commun ; à assurer une gestion stable de la monnaie commune ; à sécuriser l’environnement des activités économiques et des affaires en général et enfin à harmoniser les politiques sectorielles nationales pour une intégration toujours plus renforcée. « 27 ans après, on peut valablement affirmer, en ce jour anniversaire de la création de la CEMAC, que sur chacun de ces objectifs, l’essentiels est fait, même s’il faut reconnaître que l’entreprise est grande et qu’elle progresse en se réinventant continuellement. Les manquements d’aujourd’hui seront corrigés demain, au fur et à mesure de l’évolution de notre Communauté », a -t-il reconnu.
En termes d’acquis, le patron de la CEMAC a, entre autres mis en exergue : le soutien au développement d’un véritable marché commun en vue d’une intégration irréversible ; la mise en place une dynamique d’harmonisation sectorielle progressive des textes de ses États membres ; celles des outils de l’unification des marchés intérieurs ; la définition des politiques communes dans les secteurs essentiels de l’économie ; la promotion du commerce, l’industrie, l’agriculture, l’élevage et la pêche ; la construction d’un espace communautaire d’enseignement supérieur, de recherche et de formation professionnelle.
Selon lui, « à ce jour, les citoyens de la CEMAC peuvent et doivent se réjouir d’importantes avancées dans nombre de domaines ». Daniel Ona Ondo en veut pour éléments corroborant ces avancées, les quatre libertés de circulation (personnes, biens, services et capitaux) ; les activités de l’Agence communautaire de gestion des crises sanitaires regroupant les actions de l’OCEAC et du CIESPAC ; la mobilité des étudiants, des enseignants-chercheurs et chercheurs dans l’Espace CEMAC d’enseignement supérieur, de recherche et de formation professionnelle.
Pour consolider ce dispositif, il a aussi énuméré les projets intégrateurs dans le cadre du Programme économique régional (PER). Dans ce cadre, il a évoqué les réseaux routiers ; l’accès des populations à l’énergie électrique et aux moyens modernes d’information et de communication ; la coordination des politiques budgétaires ; le dispositif de la surveillance multilatérale ; les directives sur les finances publiques ; les statistiques macro-économiques ; les activités fiscalo-douanières ou instruments douaniers tel que le Tarif extérieur commun (TEC) ; une solidarité sous-régionale agissante (appui financier et envoi de forces de maintien de la paix, etc.).



















