Le 24 mai dernier, dans un entretien accordé à la télévision publique nationale sur la situation du secteur minier au Cameroun, le directeur général de la Société nationale des mines (Sonamines) a révélé que le pays aurait perdu 3,4 Mds USD (soit près de 2 000 Mds FCFA) de recettes d’exportation entre 2021 et 2025 en raison de l’exportation illégale d’or vers l’étranger en particulier vers les Émirats arabes Unis (EAU).
Selon des données croisées de la Sonamines, environ 44 tonnes d’or auraient quitté clandestinement le territoire national durant cette période, mettant en évidence un écart considérable entre les volumes officiellement déclarés par les douanes camerounaises (seulement 148 kg) et ceux enregistrés par les EAU.
Ce trafic, qui se serait intensifié en 2024 et 2025, impliquerait près de 216 sociétés minières clandestines opérant principalement dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, dont plus de 95 % seraient contrôlées par des exploitants étrangers, notamment chinois dont l’action est facilitée par la porosité des frontières stimulant l’essor des circuits informels.



















