Face à la presse le 04 décembre dernier, en marge d’une séance de travail préparatoire des activités de fin d’année du bureau exécutif de la Confédération patronale gabonaise (CPG), le président Alain Bâ Oumar s’est prononcé sur la situation du Gabon, en prélude au démarrage effectif de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), prévu le 1er janvier 2020.
Pour ce début d’activités, Alain Bâ Oumar a indiqué que le pays se prépare activement pour ce grand commercial continental. De ce fait, « la Confédération patronale gabonaise, principale organisation patronale du Gabon, estime que le pays n’est pas assez prêt pour le contrôle des produits qui vont entrer sur son territoire. En effet, indique-t-il « Pour notre pays, ça veut dire qu’il va falloir se préparer à être compétitifs, pas seulement recevoir les marchandises qui viendront des autres pays, mais pouvoir exporter également ».
Dans ce cadre, le bureau exécutif de la CPG mis en place ce 4 décembre, a la particularité d’avoir une vice-présidence assurée par le syndicat des industriels, acteurs par excellence, de l’avenir économique du pays. de l’avis de M. Bâ Oumar, l’industrialisation c’est l’avenir du Gabon, et non les importations. « C’est en s’industrialisant qu’on pourra produire ce qu’on proposera à cette zone de libre-échange », indique- il.
Pour rappel, l’accord ZLECAf est entré en vigueur le 30 mai 2019 après la ratification du traité par 22 pays – le nombre minimum requis en vertu du traité – sur les 54 qui ont accepté d’être membres du bloc. L’Érythrée est le seul pays qui n’a pas encore pris d’engagement envers l’organe continental.
Les échanges devaient auparavant commencer le 1er juillet de cette année, mais ils ont été reportés de six mois en raison de la pandémie Covid-19. Faut-il le rappeler, la ZLECAf offre à l’Afrique la possibilité de créer la plus grande zone de libre-échange au monde avec le potentiel d’unir plus de 1,2 milliard de personnes dans un bloc économique de 2,5 billions de dollars et d’inaugurer une nouvelle ère de développement. Il a le potentiel de générer une série d’avantages en soutenant la création d’échanges, la transformation structurelle, l’emploi productif et la réduction de la pauvreté.





























