Le 29 janvier 2021, le Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), a organisé la première réunion des parties prenantes au projet de création du label, ‘’ Made in Central Africa’’.
Cette rencontre virtuelle a été présidée par Antonio Pedro, le Directeur du bureau sous-régional pour l’Afrique centrale, de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). A l’occasion, il a présenté les grands enjeux de la mise en œuvre de label ‘’ Made in Central Africa’’, ainsi que les attente portées en cette initiative née, des travaux de la 33ième session du Comité Intergouvernemental d’Experts de l’Afrique centrale réuni à Douala, au Cameroun, en Septembre 2017 par la CEA, et dont l’objectif premier est de promouvoir les produits et services ‘’Made in Central Africa’’.
Selon lui, cette approche novatrice vise à «passer du cercle vicieux d’un modèle fragile basé sur l’exportation des matières premières, au cercle vertueux d’un développement caractérisé par une transformation de produits de qualité, et tiré par le commerce sous-régional, continental et global », a-t-il indiqué.
Intervenant à son tour, Reine Mbang Essobmadje, CEO d’Evolving Consulting en France et au Cameroun, par ailleurs spécialiste du digital est revenue sur la dimension technique ainsi que la faisabilité de ce concept. Avant de mettre un accent sur le contexte, les critères, les avantages et ses objectifs dudit processus.
A propos des objectifs, il s’agit selon elle, « de piloter le processus et produire les attributs de ce label «Made in Central Africa », y compris la conception de logos, le guide de marque, le site Web dédié, ainsi que de breveter ledit label pour le compte des autorités contractantes ».
S’agissant des critères dudit label, Reine Mbang Essobmadje a identifié quatre : – – être entièrement originaire de la sous-région (il s’agit de produits à l’état brut provenant de la flore et de la faune de la sous-région ainsi que de l’artisanat) ;
– être des produits manufacturés dont le pourcentage d’incorporation minimum est de 40 % des matières premières provenant des États membres de la région et enfin,
– être des produits fabriqués avec des matières premières et consommables entièrement ou partiellement d’origine étrangère, mais avec au moins 30 % de valeur ajoutée sur place hors taxes »
S’agissant des enjeux du label ‘’ Made in Central Africa’’, la spécialiste du digital a souligné qu’il s’agira d’identifier fièrement les produits de qualité en provenance d’Afrique centrale et créer un impact dans l’esprit des consommateurs, d’inciter les entrepreneurs et les industriels à faire un pas de plus vers la valeur ajoutée et l’assurance qualité.
En outre, il faudra rassurer les consommateurs, en particulier ceux de la sous-région, sur l’originalité de ce qu’ils consomment, de mettre en valeur la détermination de l’Afrique centrale à poursuivre la diversification verticale et horizontale induite par le commerce et enfin de stimuler le commerce intra-sous-régional et intra-africain.
Au titre des bénéfices que pourra engranger la sous –région à travers ce label, Mme Mbang Essobmadje a notamment cité, la transformation locale des matières premières (diversification économique), la production locale de qualité respectant les normes et standards internationaux, une meilleure valorisation des produits de la sous-région, une visibilité des produits de la sous-région à l’international ainsi qu’au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).
L’amélioration des recettes des Etats de la sous-région (cas du label Made in Rwanda qui a boosté les exportations de 559 millions de dollars US en 2015 à 944 millions de dollars US en 2017 (soituneaugmentationde36, 5%) constitue également un avantage de ce label «Made in Central Africa ».





























