L’événement sera en ligne et traduit simultanément en anglais et en français. Selon les organisateurs, cette nouvelle table-ronde portant sur l’allocation des droits de tirages spéciaux (DTS) recyclés, planchera en particulier, sur les critères qui pourraient être choisis pour tenir compte au mieux, de la vulnérabilité des pays et de son caractère multidimensionnel, et sur l’utilisation de ces DTS par les gouvernements bénéficiaires.
L’événement sera modéré par Patrick Guillaumont, président de la Ferdi. Il réunira comme panélistes : Daouda Sembene, Distinguished Non-Resident Fellow, Center for Global Development (CGD), Bruno Cabrillac, Directeur général adjoint des Études et des relations internationales de la Banque de France et Senior Fellow Ferdi, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Économie et des Finances de Madagascar, Romuald Wadagni, ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances du Bénin, Nicole Jeanine Lydie Roboty, ministre de l’Économie et de la Relance du Gabon et enfin, Thomas Mélonio, Directeur exécutif de l’innovation, de la recherche et des savoirs, Agence française de développement (AFD).
A propos de l’événement et du thème, il importe de savoir que, la réallocation volontaire d’une partie des DTS des pays avancés vers les pays les plus vulnérables est sans doute, porteuse d’une des plus importantes transformations du système monétaire international de ces dernières années.
Pour les organisateurs, « l’attention s’est jusqu’à maintenant concentrée sur les canaux de cette réallocation, en raison de la nécessité de préserver la nature d’actif de réserve des DTS. Il est tout aussi important de discuter de la répartition géographique et de l’utilisation de ces DTS. Or le choix des canaux préempte en partie cette discussion ».
Par exemple, indiquent-ils, « Les DTS qui seront prêtés au Fonds FRPC seront répartis et utilisés conformément aux règles de ce Fonds. C’est-à-dire, en fonction des quotas des États demandeurs, dans le cadre de programme de réformes agréés par le FMI et sous forme d’aides à la balance des paiements, c’est-à-dire d’aide budgétaire non affectée ». Ils préconisent même d’inverser la logique et déterminer des canaux en fonction des pays à qui on doit les prêter et pour quel usage..
Qu’est ce que le droit de tirage spécial?
C’est le Fonds monétaire international (FMI) qui est à l’origine de cet outil de Droit de tirage spécial. Il le définit comme un avoir de réserve international, créé en 1969, pour compléter les réserves de change officielles de ses pays membres.
Le DTS est l’unité de compte du FMI et de quelques autres organisations internationales. Certains économistes à l’instar du Camerounais Isidore Noumba soutienne qu’il « n’est pas une monnaie. Cet outil du FMI donne à chaque pays la mise à disposition une certaine quantité de droit de tirage convertible en devise surtout en cas de déficit de la balance de paiement. Il s’agit d’un mécanisme d’endettement auprès du fond monétaire »
Cependant, il joue certaines fonctions de la monnaie comme par exemple la fonction d’unité de compte affirme le professeur Babacar Sene, enseignant à la faculté des sciences économiques et de gestion de l’UCAD.
Selon lui, « Les banques centrales qui reçoivent ces DTS là vont les convertir en devises pour pouvoir rembourser plus facilement le service de la dette extérieure et assurer le commerce international ».



















