La 13ème édition du Forum de Paris s’est tenue ce 24 juin 2026 autour du thème, « Mieux coopérer dans un paysage de l’endettement en transformation ».Prenant part à cette rencontre, le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère, Thierry MINKO a réaffirmé l’attachement du Gabon au cadre de coopération, de concertation et de dialogue entre les créanciers et les débiteurs que constitue le Club de Paris.
Pour le membre du gouvernement gabonais, « cette rencontre revêt d’une importance particulière dans le contexte actuel marqué par les discussions engagées avec le Fonds monétaire international (FMI), la conduite de l’audit de la dette publique et les efforts entrepris par le gouvernement pour renforcer la transparence, la soutenabilité et l’efficacité de la gestion des finances publiques ».
Ce dialogue ouvert et constructif avec l’ensemble de ses partenaires techniques et financiers, est indispensable en vue de mobiliser leur accompagnement dans le processus de restructuration de la dette et dégager ainsi les marges budgétaires nécessaires pour soutenir durablement la mise en œuvre des projets structurants inscrits dans le plan national de croissance et de développement.
Le ministre met ainsi en avant la conviction du gouvernement selon laquelle la soutenabilité de la dette doit aller de pair avec la préservation des investissements productifs, notamment, la transformation locale des ressources naturelles, le développement des infrastructures, la diversification de l’économie et la création de valeur ajoutée.
Pour rappel, le Club de Paris qui est un groupe informel de créanciers publics dont le rôle est de trouver des solutions coordonnées et durables aux difficultés de paiement de pays endettés. Depuis 1956, il est un acteur central dans la résolution des problèmes de dettes des pays en développement et émergents. Ses créanciers leur accordent un allègement de dette pour les aider à rétablir leur situation financière. Cet allègement de dette peut être obtenu par un rééchelonnement ou, en cas de traitements concessionnels, une réduction des obligations du service de dettes pendant une période définie (traitements de flux) ou une date fixée (traitements de stock). Il célèbre cette année ses 70 ans d’existence.
Quant au Forum de Paris joue un rôle complémentaire : il vise à susciter des discussions franches et ouvertes sur le paysage du financement souverain, sur la prévention et la résolution des crises d’endettement avec les différentes parties-prenantes : pays créanciers et emprunteurs, institutions internationales, universitaires, secteur privé, ONG et associations.



















