On ne le dira jamais assez, dans les politiques publiques, le gouvernement gabonais accorde une place de choix à l’accès au logement, la maîtrise de l’expansion urbaine et l’amélioration du cadre de vie. C’est dans ce droit fil que le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays MOUISSI, a poursuivi son argumentaire au cours de son audition, ce mercredi 28 octobre 2026 par les députés, dans le cadre de l’examen du Projet de loi de finances pour 2027.
Pour l’exercice budgétaire 2027, l’enveloppe sollicitée pour ce secteur s’élève à 18 320 774 640 FCFA. Ces crédits sont répartis entre quatre programmes : le logement, l’urbanisation et l’amélioration du cadre de vie, la coordination des politiques urbaines, ainsi que le pilotage et le soutien à la politique de l’habitat, de l’urbanisme et du cadastre.
Déclinant les grandes orientations de cette programmation budgétaire, le ministre a mis en avant la volonté de traduire les ambitions du gouvernement en réalisations concrètes, au bénéfice des populations. De manière spécifique, « l’enveloppe sollicitée financera des actions concrètes et à fort impact. Il s’agit notamment de la production et l’accès au logement, la réalisation d’aménagements urbains, la maitrise du développement des villes et enfin, la modernisation et la sécurisation de l’information cadastrale », a expliqué le ministre, Mays MOUISSI.
En outre, au-delà des prévisions financières, les échanges avec les parlementaires ont permis de mettre en lumière plusieurs préoccupations relatives aux conditions de logement et au fonctionnement des services déconcentrés du ministère. Les députés ont notamment insisté sur la question du logement des agents de l’État affectés dans les zones rurales, où l’insuffisance des infrastructures d’accueil peut compliquer leur installation et l’exercice de leurs missions de service public.
Au cours de ces échanges, les élus n’ont pas manqué d’attirer l’attention du membre du gouvernement sur le manque d’équipements et de moyens roulants dont souffrent les agents de son ministère dans les départements. « Une situation qui soulève la question des capacités opérationnelles des services locaux, pourtant essentiels à la mise en œuvre et au suivi des politiques publiques en matière d’habitat, d’urbanisme et de cadastre », ont-ils souligné.



















