La République du Congo peut se gargariser d’une amélioration des indicateurs macroéconomiques du pays. C’est le moins que l’on puisse dire, si l ‘on s’en tient au rapport de la réunion du Comité national économique et financier (CNEF) du pays tenu, le 14 juillet dernier.
Ce conclave tenu en session ordinaire, en mode présentielle et par visioconférence, à la Direction nationale de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), à Brazzaville, était présidé par Rigobert Roger Andely, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public.
En effet, selon les termes dudit rapport, le gouvernement annonce une amélioration du taux de croissance compris, entre – 0,5 et -1 % en 2021. En outre, ce conclave a apporté des éclairages entre autres, sur la situation économique, monétaire et financière nationale ; le financement de l’Economie congolaise ; les projets suivis par le Secrétariat général du CNEF et la présentation du Rapport annuel de ce Comité.
Il a également édifié sur la programmation monétaire et les prévisions macroéconomiques nationales ; la politique monétaire et l’évolution des agrégats monétaires ; la situation du marché financier régional ; le système bancaire ainsi que sur le Rapport de l’étude diagnostique sur le crédit-bail ; etc
Au terme des travaux, le ministre Rigobert Roger Andely est revenu de manière plus explicite sur le rendu de cette rencontre. Deux points ont constitué l’essentiel de sa communication face à la presse : l’amélioration du taux de croissance et l’appel aux Congolais à se faire vacciner
Sur le premier point, il a dressé le bilan économique du pays sur la période, 2020 et 2021. « En 2021, comparé à 2020, nous ne pouvons pas parler de panne de croissance. En 2020, oui, nous étions en récession très forte. La production nationale avait baissé de – 6 %, pour des raisons bien connues. Notamment, le déclenchement de la Covid-19 ; la baisse des prix du baril de pétrole et le confinement. Les acteurs économiques n’avaient donc pas eu l’environnement nécessaire pour pouvoir déployer leurs activités », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter, « Au contraire, en 2021, il y a un début de retour à la normalité. Parce que le gouvernement a pris des mesures barrières très courageuses. D’ailleurs, des voix extérieures au Congo reconnaissent que notre pays, face à la Covid-19, a relativement bien résisté. Ce n’est pas le gouvernement congolais qui le dit, ni le ministre des Finances qui le dit. Mais ce sont des voix extérieures. Parmi elles, je citerai, par exemple, l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Donc, face à cet effort fait par le gouvernement congolais, de relative résilience, il y a un début plutôt d’amélioration. Certes, on reste dans la récession, puisqu’on va faire, à peu près, entre – 0,5 et -1 %, au lieu de – 6 % en 2020. C’est donc une forte amélioration, dans ce contexte difficile de la Covid-19 ! »
Sur le plan de la lutte contre le Covid, le membre du gouvernement a lancé un appel aux Congolais à se faire vacciner. « Au sortir de cette réunion du CNEF, nous nous sommes beaucoup penchés sur la Covid-19, en ce sens que c’est un facteur qui influence beaucoup l’Economie en ce moment. Je dirais même que c’est le facteur le plus important. Et, de ce point de vue, nous nous sommes réjouis du fait que, une fois de plus, le pays s’en sort bien, grâce aux mesures barrières que le gouvernement a eu à prendre », a-t-il indiqué. Avant de lancer un appel aux Congolais à se faire vacciner, tel que recommandé le gouvernement dans sa politique d’intensification de la vaccination.
« Car, il y a de nouveaux variants (Delta, indien, brésilien et autres) qui sont très dangereux, très mortels, et contre lesquels il faut se prévenir. J’invite tous les Congolais à se faire vacciner, de telle sorte que le Congo revienne à une normalité. La reprise de l’Economie congolaise dépend de cette normalité. La vaccination est offerte gratuitement », a-t-il exhorté.



















