Le processus de préservation du bois de Kévazingo au Gabon, va s’enrichir de nouveaux acteurs. En effet, l’Union européenne (UE), en coordination avec la FAO, peaufine son soutien à l’implication effective de la société civile du pays, dans la préservation de cette essence protégée CITES, à travers le programme FAO-UE FLEGT
L’initiative se résume en un projet intitulé : « Renforcement des capacités pour une implication effective des acteurs non étatiques dans la préservation du Kévazingo », mis en œuvre par l’ONG Brainforest et cofinancé par l’Union européenne.
La clôture de l’atelier y relatif a lieu, le 29 juillet 2021 à Libreville. C’était en présence du Directeur général du ministère des Eaux et Forêts, de la Délégation de l’Union européenne au Gabon, du Secrétaire exécutif de Brainforest et des représentants des organisations de la société civile.
Le but de cet atelier était de présenter les principales réalisations du projet. Parmi lesquelles : une étude sur le cadre de l’exploitation du Kévazingo au Gabon, la formation des communautés locales en observation indépendante des forêts, la conduite des missions de suivi des opérations nationales de récupération du Kévazingo abandonné, et le plaidoyer auprès des autorités administratives et judiciaires pour l’amélioration du cadre juridique relatif à l’exploitation de cette essence.
Ce projet, d’un budget de 45 515 000 FCFA, soit 69 387 euros, contribue à l’amélioration du cadre juridique en matière d’exploitation du Kévazingo, et à une application efficace de la « Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction » (Convention CITES).
Suite aux activités menées par ce projet, des outils sont disponibles pour poursuivre la réflexion engagée sur les propositions de la société civile pour un meilleur suivi de la légalité de l’exploitation du Kévazingo et pour la mise en place des mesures cohérentes d’application des lois y relatives.
Ces actions font partie de nombreuses initiatives dans plusieurs pays appuyées par le « Programme FAO-UE FLEGT (link is external)» qui vise à promouvoir l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux et cherche à réduire et, à terme, à éliminer l’exploitation illégale des forêts.
Lancé en 2003, ce programme phare est dans sa troisième phase pour laquelle, la contribution de l’Union européenne est un peu plus que 31 millions d’euros (environ 20 milliards de FCFA).
Il convient également de noter que le kévazingo est un bois rare d’Afrique centrale. Il est considéré comme sacré par certaines communautés locales, et très apprécié en Asie, notamment pour la réalisation de parquets, escaliers, meubles de luxe.
Son exploitation, à la limite très souvent de l’illégalité est souvent à l’origine de scandales, dont le dernier en date, est le « kevazingogate ». Il s’agit de la disparition en mai 2019, de 353 containers mis sous scellés judiciaires au port d’Owendo, contenant des essences dudit Kévazingo.



















