Comment centraliser, structurer et optimiser le suivi des actifs détenus par l’État, garantissant ainsi une meilleure transparence et efficacité dans la gouvernance des entreprises publiques et privées ? A en croire, le ministère de l’Économie et des Participations, la réponse à cette problématique proviendrait certainement du Fichier unique des participations.
La présentation de ce nouvel outil, a eu lieu le 26 février 2025, Libreville. C’était à la faveur d’une rencontre entre les dirigeants des entreprises publiques et des entreprises privées où l’État détient des parts, sous l’égide du ministère de l’Économie et de sa Direction générale des participations.
Cette rencontre avait également pour but de : sensibiliser les parties prenantes à la nouvelle gouvernance des participations et au rôle renforcé de l’État dans la gestion du portefeuille public ; instaurer un cadre de dialogue permanent pour un suivi plus efficace des participations ; rappeler les bonnes pratiques de gouvernance et les responsabilités des dirigeants et enfin, présenter les stratégies du ministère en matière de gestion, d’optimisation et de restructuration des participations publiques.
Pour le ministre de l’Économie et des Participations, Mark-Alexandre Doumba, l’importance de cette rencontre était cruciale pour la relance économique. En effet, elle visait à moderniser les entreprises publiques et garantir une gestion plus efficiente des actifs de l’État. Occasion lui a également été donnée de décliner les priorités stratégiques de son département ministériel. Au titres de celles-ci, figurent l’orthodoxie financière, pour une gestion budgétaire rigoureuse et transparente ; l’accroissement des recettes publiques, en optimisant le rendement des participations de l’État et la diversification économique, cela dans le but de réduire la dépendance aux matières premières et favoriser l’emploi et l’entrepreneuriat.
Dans cette dynamique, la Directrice générale des Participations, Nkene Biyo’o a présenté le Fichier unique des participations (FUP). Il s’agit d’un portail digital dédié à la gestion des participations de l’Etat dans les entreprises publiques et privées dans lesquelles l’Etat détient des participations. C’est une plateforme qui vise à centraliser, structurer et optimiser le suivi des actifs détenus par l’État, garantissant ainsi une meilleure transparence et efficacité dans la gouvernance des entreprises publiques et privées.
Prenant également la parole, Landry OYAYA, le Directeur général de RISE GABON a édifié l’assistance sur les missions de ce véhicule stratégique, qui a notamment pour objet de réaliser des études de faisabilité d’avant-projet afin de les rendre plus bancables, et de renforcer l’attractivité des investissements publics et privés.
Il convient de noter qu’au Gabon, la prise des participations de l’Etat au capital des sociétés est régie par la Loi n° 8/83 du 31 décembre 1983, portant code des participations. Et que depuis le 30 août aout 2023, date de l’arrivée du régime actuel au pouvoir, le processus a connu un coup d’aérateur. La gestion des actifs détenus par l’État dans des sociétés privées est assurée par le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS), gestionnaire exclusif du Fonds Souverain de la République Gabonaise (FSRG). En tant que gestionnaire de fonds, le FGIS contribue à sécuriser la gestion et le suivi de la stratégie de ces entreprises.



















