Depuis 2016, le ratio masse salariale rapportée aux recettes fiscales totales de l’ensemble des Etats membres de la CEMAC se situe au-dessus du seuil communautaire de 35,0 %. Cette tendance s’est poursuivie en 2019 à l’exception du Cameroun et de la Guinée Equatoriale avec un pourcentage de 43,5% en 2019, après avoir atteint 48,3% en 2018.
Des efforts perceptibles mais toujours insuffisants
Au Gabon, ce ratio masse salariale rapportée aux recettes fiscales totales a poursuivi une nette amélioration 2019, en revenant à 50,7% en 2019, après 73,3% en 2018 et 95,1% en 2017. Cela, grâce aux mesures courageuses prises au sortir du Séminaire gouvernemental de mai 2018, visant la maîtrise de la masse salariale. Notamment avec la mise sous bons de caisse en juillet 2018, de l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat, la mise en retraite systématique des agents ayant atteint la limite d’âge ainsi que la réduction de la taille des cabinets présidentiel et ministériels ayant engendré une économie cumulative de la masse salariale de près de 28 milliards en 2019.
D’autre part, la baisse de ce ratio a également été portée par les vigoureuses mesures visant le renforcement des recettes budgétaires non pétrolières, ainsi que l’embellie dans le secteur pétrolier ayant permis un accroissement substantiel des recettes fiscales totales de 11,9% en 2018 et 41,9% en 2019.
Forte hausse entre 2013 et 2015
Par ailleurs, la masse salariale rapportée aux recettes fiscales a connu une hausse particulière entre 2013 et 2016, portées par la mise en œuvre de bon nombre de mesures entre 2013 et 2015, qui ont eu pour effet de porter la masse salariale de 514,6 milliards en 2012 à 714,7 milliards en 2015 et à 730,9 milliards en 2016.
Au nombre de ces mesures, les plus significatives ont porté sur la motivation des administrations de l’éducation par le paiement mensuel de la Prime d’incitation à la fonction d’enseignant (PIFE), l’élargissement de la Prime d’incitation à la performance (PIP) à l’ensemble des fonctionnaires et surtout, l’entrée en vigueur en juillet 2015, du nouveau système de rémunération des agents de l’Etat.































