Le premier semestre 2020 s’est globalement inscrit sous le signe d’une récession de l’activité économique. Sous l’hypothèse de la poursuite de cette tendance, le taux de croissance annuelle se situerait à -3,5 % (par les projections de juin 2020), du fait des effets de la crise sanitaire, indique le bulletin des statistiques sur les couts et conditions du crédit dans la CEMAC
Dans ce contexte, le volume de nouveaux crédits accordés par les établissements de crédit a baissé de 11,2 % en glissement annuel, pour se fixer à 3 066,3 milliards au 30 juin 2020 (contre 3 471 milliards). Le volume de ce crédit se décompose en crédits par caisse (2 422,5 milliards) et d’engagements par signature (643,8 milliards). Pour l’ensemble des six pays, l’essentiel de l’offre de crédits demeure le fait des banques commerciales (98,65 % de l’encours total) ; l’activité des établissements financiers étant marginale.
Globalement, le flux mensuel du crédit se situe à une moyenne de 400 milliards. Une légère hausse a été observée au mois de juin 2020 (451,9 milliards). Sur la période sous-revue, les crédits à court terme restent prépondérants, avec 79 % du total des crédits accordés, suivis des crédits à moyen terme (15 %) et des crédits à long terme (6 %).
La maturité moyenne est de 11 mois pour les crédits à court terme, 42 mois pour les crédits à moyen terme et 80 mois pour les crédits à long terme. Les grandes entreprises demeurent les principaux bénéficiaires de ces crédits, en captant 54,3 % des financements accordés, suivies des PME (22,3%), des particuliers (18, %), des Administrations Publiques (3,9 %) et des autres personnes morales1 (1,5 %).
S’agissant des coûts des crédits octroyés, la République Centrafricaine et le Gabon ont affiché les Taux effectifs globaux (TEG) moyens les plus élevés sur les crédits à court terme, avec respectivement 12,46 % et 11,58 %. Quant aux crédits à moyen terme, le Gabon affiche le TEG le plus élevé, suivi de la RCA et du Cameroun (avec respectivement 14,23 % ; 12,47 % et 11,93 %). Pour les concours à long terme, le Gabon affiche toujours le taux le plus élevé (14,53%).





























