L’État congolais a engagé plusieurs chantiers en vue d’améliorer le fonctionnement des finances publiques.
En 2019, il s’est lancé notamment dans un programme de modernisation et d’interconnexion de ses régies financières pour améliorer la traçabilité de ses recettes. Ce programme a abouti à la mise en place du nouveau Système intégré de gestion des finances publiques (Sigfip), dans le cadre du Projet de réformes intégrées du secteur public (PRISP), cofinancé par la Banque mondiale.
Le Sigfip, dont les fonctionnalités permettent de traiter et d’échanger les informations budgétaires et comptables de l’État, en est encore à sa phase de test. Pour l’heure, seuls quatre ministères l’expérimentent (ministères de l’Intérieur, de l’Énergie, de la Construction, des Finances et du Budget). Toujours dans le cadre du PRISP, l’administration fiscale devrait également se doter du logiciel E-tax, permettant aux entreprises de déclarer leur impôt en ligne.
L’outil est conçu pour améliorer le contrôle de l’information financière contenue dans les états financiers. La dématérialisation des procédures administratives concerne également le domaine des douanes, avec le lancement en mars 2019 du portail E-douanes qui permet aux importateurs de faire leur déclaration d’importation en ligne et d’estimer les coûts de dédouanement.
Ce processus devrait contribuer à réduire la parafiscalité douanière. Les réformes en cours au sein de l’administration des impôts et des douanes ont contribué à améliorer la mobilisation des recettes fiscales, malgré le contexte économique difficile.
La DGDID aurait mobilisé 2 075,6 milliards de FCFA au titre des recettes fiscales, sur la période allant de 2015 à 2017, sur des prévisions de 2 253,3 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 92 %. Toutefois, il subsiste d’importants défis que le gouvernement congolais doit relever pour atteindre ses objectifs de mobilisation des recettes budgétaires, tout en garantissant aux entreprises un système fiscal attractif.






























