Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Transformation locale, porte-parole du gouvernement, Emmanuel Eyeghe Nze et ses collègues en charge de l’Education nationale, Jacqueline Ilogue, épouse Bignoumba et des Travaux publics, Lambert Mouvinde Millot ont entretenu la presse, le 30 octobre dernier sur les travaux du projet routier Lac Bleu-Diba-Diba- Okala.
A l’occasion, l’équipe gouvernementale est notamment revenue sur le calendrier desdits travaux ainsi que sur les mesures sociales prévues pour accompagner les populations impactées par ce chantier. Justifiant le bienfondé de ces travaux, les membres du gouvernement ont mis en exergue, la nécessité de concilier la modernisation urbaine et le respect des populations. Mais aussi et surtout, le calendrier diplomatique qui oblige le pays à abriter de grandes rencontres dans le court terme.
C’est donc dans ce cadre que s’inscrit le défi auquel le gouvernement entend répondre avec le lancement des opérations de libération des emprises routières à Okala et sur l’axe Lac Bleu-Diba-Diba. La question des hommes des médias a également porté sur les mesures sociales telles que les indemnisations, le relogement et les garanties offertes aux riverains. Des préoccupations que l’équipe gouvernementale a étayées, non sans indiquer de manière ferme le démarrage des dégagements à compter de ce 4 novembre courant.
Par ailleurs, a ajouté le ministre Emmanuel Eyeghe Nze, « la modernisation doit se faire dans le respect des procédures avec responsabilité et une attention particulière portée aux populations impactées. D’où son engagement à faire avancer ces projets d’intérêt général tout en veillant à ce que les préoccupations humaines et sociales soient totalement prises en considération ».
De manière spécifique, les opérations concernent deux axes. Le premier concerne Dispensaire d’Okala-sortie SEEG, sur 1,8 kilomètre, et le second, Lac Bleu-Diba-Diba, sur 1,5 kilomètre. Au total, 280 personnes sont recensées comme affectées. L’ANUTTC assure que l’identification des occupants et l’évaluation des biens ont déjà été réalisées. Les membres du gouvernement ont également apporté des éclairages sur certaines opérations telles que le relogement des populations impactées ainsi que sur le suivi scolaire des apprenants. Sur cet aspect, sur les très hautes instructions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, l’aménagement des sites de relogement a débuté le 31 octobre.
Deux réserves foncières, de 10 hectares à Malibé 1 et de près de 3 hectares à Marseille 2, sont mobilisées pour accueillir les familles. Un accompagnement financier, social et psychosocial est également prévu, avec une attention particulière portée aux ménages vulnérables et à la scolarité des enfants. Un dispositif d’assistance de proximité sera déployé avec la Croix-Rouge.
Inscrits dans les ambitions du Plan national de croissance et de développement (PNCD), ces travaux doivent fluidifier la circulation et améliorer durablement la mobilité dans le Grand Libreville. « Car une route nouvelle ne peut être considérée comme un progrès si elle se construit au prix de la détresse de ceux qu’elle traverse. La modernisation du Grand Libreville devra donc se mesurer autant à la qualité des infrastructures qu’au respect des citoyens qui en supporteront les transformations », renseigne-t-on.
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