À l’ouverture de la première édition du Forum national de l’épargne pour le développement (FONED) qui se tient actuellement à Libreville, le ministre de l’Économie, des Finances et des Participations, Thierry Minko, a souligné un enjeu stratégique : la capacité du Gabon à financer sa propre transformation économique grâce à l’épargne nationale.
Alors que le pays s’est engagé dans une modernisation profonde de ses infrastructures et de son appareil productif — guidée par le Plan national de croissance et de développement (PNCD 2026-2030) —, la question du financement reste décisive.
Selon le ministre, la souveraineté financière ne se décrète pas mais se construit. Si le Gabon doit continuer d’attirer les investissements étrangers et de développer des partenariats public-privé, le renforcement du financement endogène demeure essentiel. « Le financement endogène n’est pas un repli sur soi », a précisé Thierry Minko, rappelant qu’il permet de cofinancer les priorités nationales, d’accroître l’attractivité du pays et de réduire sa vulnérabilité aux chocs extérieurs.
Le Gabon dispose déjà d’atouts majeurs : l’épargne des ménages, les dépôts bancaires, les placements des assurances ou encore les ressources de la diaspora. Le principal défi réside désormais dans la sécurisation de ces fonds et leur orientation vers des investissements productifs. Cela exige des instruments financiers adaptés et une confiance renforcée par une gestion transparente.
Durant les deux jours de travaux du FONED, les participants aborderont des sujets clés comme l’accès aux produits d’épargne, le numérique et la protection des épargnants, afin de poser les bases d’une dynamique durable d’investissement au service du pays.


















