Dans son rapport don rapport d’exécution de la dette publique en 2024, la Direction générale de la dette (DGD, renseigne que le montant des paiements des intérêts de la dette extérieure pour l’année 2024 se chiffre à 159,8 milliards de francs CFA.
D’après cette administration, ces paiements ont enregistré une augmentation de 2,6% par rapport à l’année précédente.Ainsi, les intérêts de la dette extérieure ont été réglés à hauteur de 65,4% au compte du marché financier international, de 29,7% du paiement de la dette multilatérale, de 3,6% au titre de la dette bilatérale et de 1,4% pour la dette commerciale.
Pour le compte des créanciers bilatéraux, les intérêts payés se chiffrent à 5,7 milliards de francs CFA. Ces faibles paiements ont été majoritairement effectués au profit de l’Agence Française de Développement pour 99,9% du total des intérêts bilatéraux. Comparativement à l’année antérieure, ils baissent de 43,6%.
Les charges financières de la dette multilatérale s’établissent 47,4 milliards de francs CFA.
Cette performance en matière de règlements des intérêts de la dette multilatérale résulte principalement des paiements auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD), du Fonds Monétaire International (FMI), de la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) et de la Banque Islamique de Développement (BID) pour respectivement 58,3%, 24,4%, 10,8% et 6,3% du total des charges de la dette multilatérale. En comparaison à l’année dernière, ces paiements augmentent de 31,9%.
Les paiements des charges financières de la dette commerciale s’établissent à 2,2 milliards de francs CFA. Ce faible niveau de réalisation des intérêts de la dette a été exécuté au profit de la banque espagnole Santander et de la Deutsche-Bank pour respectivement 60,0% et 39,5% du total de la charge financière commerciale. Ces règlements baissent de 24,7% par rapport à l’année 2023.
Les intérêts payés envers le marché financier international se sont établis à 104,5 milliards de francs CFA. Ces niveaux de règlements élevés ont été effectués au profit des porteurs de bons extérieurs. Par ailleurs, ces paiements connaissent un recul de 2,2 % comparativement à l’année antérieure.
Pour la bonne gouverne, le rapport pour l’exercice 2024 atteste de la régularité avec laquelle ce document est produit, témoignant ainsi de la maîtrise de cet exercice par la DGD. Cette constance, qui répond notamment aux Standards Internationaux et aux exigences de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), est le résultat des efforts déployés par la DGD en termes de renforcement des effectifs, d’organisation des services, ainsi que d’actualisation du cadre juridique et institutionnel.
Ces efforts permettent d’améliorer la centralisation, la production et la diffusion des données relatives à la dette publique dont elle a la responsabilité de la gestion. Cette démarche favorise une meilleure compréhension des informations fournies et permet d’établir des comparaisons tant à l’échelle nationale qu’internationale.
Le rapport d’exécution 2024 est également transmis aux institutions, aux partenaires et aux administrations sous forme électronique. Il est mis à la disposition du public sur le site internet de la Direction Générale de la Dette (www.dette.ga).
En mettant à disposition les données, la DGD souhaite répondre aux attentes du gouvernement, des citoyens, de la société civile, ainsi que des partenaires techniques et financiers et des investisseurs en matière de transparence et de responsabilité. Aussi, ce rapport contribue-t-il à : améliorer l’élaboration des politiques économiques en s’appuyant sur des informations fiables, optimiser la gestion des finances publiques, renforcer la gouvernance économique et encourager la participation citoyenne.


















