Le président de la Commission de l’Union africaine vient de dépêcher un envoyé spécial à Libreville, dans le cadre du suivi du différend frontalier entre le Gabon et la Guinée Equatoriale relatif à l’île Mbanié. Il était accompagné de la délégation de la Commission, chargée du suivi dudit différend. La délégation a été reçu par le chef de l’Etat gabonais, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA.
Selon Libreville, cette audience s’inscrit dans le cadre des efforts de facilitation conduits par l’Union africaine en vue d’accompagner les deux Etats vers une résolution durable, pacifique et concertée de ce différend, conformément aux principes du droit international, de la Charte de l’Union africaine et des mécanismes africains de règlement pacifique des différends.
A l’occasion, les échanges ont permis de faire le point sur l’évolution du processus de dialogue et de réaffirmer la volonté commune des différentes parties de privilégier la concertation, la diplomatie et le dialogue comme voies privilégiées pour parvenir à une solution mutuellement acceptable, dans un esprit de respect, de confiance et de bon voisinage.
Chemin faisant, le chef de l’Etat gabonais a réitéré l’attachement de son pays aux valeurs de paix, de stabilité et d’intégration régionale, tout en saluant l’engagement constant de l’Union Africaine en faveur de la préservation de la paix et du renforcement de la coopération entre les Etats membres.
Par ailleurs, le gouvernement gabonais rappelle qu’une résolution pacifique de ce différend constitue un facteur essentiel de stabilité dans le Golfe de Guinée. Elle contribuera à renforcer la sécurité régionale, à consolider la coopération économique, à favoriser les investissements et à créer un environnement propice au développement durable, au bénéfice des populations gabonaise et équato-guinéenne.
Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a par la même occasion réaffirmé enfin sa disponibilité à poursuivre, avec responsabilité et dans un esprit constructif, toutes les démarches susceptibles de conduire à un règlement définitif de cette question, dans le respect des intérêts de la République gabonaise et des engagements internationaux librement souscrits.



















