C’est une nouvelle qui met du baume au coeur des autorités gabonaises. Le pays devrait en effet parapher des contrats de partage de production avec BP et Exxon Mobil, dans un délai de quatre à six mois. L’annonce est du ministre du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kondja. C’était à la faveur d’une conférence sur l’énergie en Afrique organisée à Paris, ce 22 et 23 avril 2026.
Le membre du gouvernement gabonais, dans ce droit fil a tenu à rappeler quelques détails. Selon lui, BP et Exxon ont toutes deux signé des accords préliminaires non contraignants pour explorer les côtes gabonaises, alors que les majors pétrolières affluent vers les eaux d’Afrique de l’Ouest pour reconstituer leurs réserves. de calait, « Nous prévoyons de signer les contrats au cours des quatre à six prochains mois », a t-il précisé.
Pour le Gabon, cet accord marque un nouveau tournant dans sa stratégie de renouvellement et de mise en valeur des réserves. Alors que la production nationale tourne autour de 220 000 barils par jour, en raison de la maturité de certains champs terrestres. Alors, l’expertise technologique de BP et d’ExxonMobil dans l’offshore profond est perçue comme un catalyseur indispensable.
Il faut toutefois préciser que la concrétisation de ces promesses reste tributaire de la finalisation des clauses fiscales et contractuelles, souvent complexes dans le secteur extractif. Si le calendrier annoncé par Clotaire Kondja est respecté, le Gabon pourrait transformer ce regain d’intérêt en un levier de croissance durable, renforçant sa solvabilité souveraine au moment où le pays multiplie les réformes pour stabiliser sa trajectoire macroéconomique.
Pour rappel, Clotaire Kondja séjourne dans la capitale française dans le cadre du forum « Invest in African Energy », qui se tient les 22 et 23 avril 2026. Une occasionne idoine, indique-t-on, pour le Gabon qui s’impose comme l’un des acteurs les plus scrutés du continent. Et de surcroit affiche une ambition retrouvée et une attractivité qui séduit à nouveau les majors pétrolières mondiales.
Le signal le plus spectaculaire de ce renouveau est sans conteste, le retour des mastodontes ExxonMobil et BP. En octobre 2025, la signature de deux protocoles d’accord (MoU) a marqué un tournant stratégique. Ces géants se positionnent désormais sur les blocs en eaux profondes et ultra-profondes du bassin gabonais, un segment de « classe mondiale » longtemps délaissé, mais aujourd’hui au cœur des convoitises internationales.
Un agenda offensif à Paris
Le ministre du Pétrole, Clotaire Kondja, arrive dans la capitale française avec une feuille de route précise. Il présentera de nouveaux cycles de licences offshore couvrant 70 % du domaine maritime encore inexploré. Cette offensive diplomatique et économique est soutenue par une conjoncture favorable : un prix du baril stabilisé au-dessus de 90 $ et des infrastructures de pointe (pipelines, FPSO) déjà opérationnelles.
Des atouts qui plaident pour une réduction drastique des coûts de développement initiaux. En jouant la carte de la stabilité et du potentiel géologique, le Gabon semble ainsi prêt à reprendre son titre de moteur énergétique de l’Afrique centrale.


















