En termes de croissance, pour ne prendre que cet indicateur macroéconomique, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sera une fois de plus à la traine cette année, par rapport à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). C’est ce que révèle la Banque mondiale dans ses mises à jour des perspectives économiques et principaux défis de développement de la région de la CEMAC.
Pour étayer son rapport, l’institution de Bretton Woods souligne qu’en 2025, la croissance de la CEMAC devrait fléchir à 2,8%, en dessous de la croissance moyenne de l’UEMOA qui s’établirait à 6,2%. et qu’en outre, la dynamique de croissance reste inégale dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.
« Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain »
Tout ne semble pour autant pas sombre ou perdu. Inutile donc de songer à jeter le bébé avec l’eau du bain. En 2024, l’activité économique dans la sous-région a progressé de 3% contre 2% en 2023, rapporte l’institution de Bretton Woods. Qui soutient que cette performance a été soutenue par des hausses des taux de croissance en Guinée équatoriale (+6 points de pourcentage, ppt), au Gabon (+0,9 ppt) et en République centrafricaine (RCA) (+0,8 ppt) par rapport à 2023. Elle mentionne également qu’au cours de cette période revue, le Cameroun et le Tchad ont été les pays les plus performants de la région, enregistrant chacun un taux de croissance de 3,5%.
Sous l’effet d’une croissance démographique plus lente la croissance du revenu par habitant de la CEMAC devrait légèrement augmenter
Au cas par cas, les pays affichent des fortunes diverses. En RCA par exemple, la croissance du PIB devrait s’accélérer, passant de 1,5% en 2024 à 2,7% en 2025, soutenue par une meilleure fourniture de carburant et d’électricité. Tandis qu’au Cameroun, elle devrait atteindre 3,7% en 2025, tirée par l’augmentation de l’offre d’électricité et des investissements publics et privés.
En revanche, l’activité économique au Gabon devrait ralentir légèrement en raison du ralentissement de la croissance dans le secteur pétrolier. En Guinée équatoriale, le PIB devrait se contracter de 1,6 pour cent en 2025 en raison du déclin du secteur des hydrocarbures.
En termes de croissance par habitant, la croissance du revenu par habitant de la CEMAC devrait quant à elle, légèrement augmenter pour atteindre 0,2% en 2025 (contre 0,1% en 2024), sous l’effet d’une croissance démographique plus lente, mais rester inférieure comparé à la moyenne de l’UEMOA (3,5 %).



















