Le gouvernement gabonais et la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) ouvrent des pourparlers dans le cadre de la mise en application progressive de la décision, portant interdiction d’exportation du manganèse à l’état brut. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Industrie et de la Transformation Locale, Me Lubin NTOUTOUME a reçu en audience Leod Paul BATOLO, Administrateur Directeur Général de la Comilog et André MASSARD, Directeur Délégué, Représentant Général d’Eramet au Gabon.
Comme il fallait s’y attendre, les échanges entre les deux parties ont évidement porté sur les modalités d’application progressive de cette décision. Cela avec un accent particulier sur les enjeux liés à la souveraineté économique, à la création de valeur ajoutée locale et à l’employabilité nationale.
A l’occasion, la Comilog a réaffirmé sa volonté d’accompagner l’État dans cette transition, tout en soulignant l’importance de renforcer trois piliers essentiels : l’énergie, les infrastructures et la formation professionnelle dans les métiers industriels. Et pour ce faire, un déplacement du ministre dans les installations de Comilog à Moanda, dans la province du Haut-Ogooué, est annoncé dans les tout prochains jours, afin de renforcer le dialogue et le suivi opérationnel.
Pour la bonne gouverne, le gouvernement gabonais avait annoncé, lors du Conseil des ministres du 30 mai dernier, l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à compter de 2029. Par ailleurs, avec 25% des réserves mondiales de manganèse et une production de 6,8 millions de tonnes de minerais produites en 2024, la Comilog est le 1er producteur mondial de manganèse. La société totalise un effectif de 10 160 collaborateurs pour un chiffre d’affaires ajusté de 3,4 milliards d’euros en 2024.




















