De concert avec la communauté internationale, le Gabon a célébré la 139ème édition de la Fête du travail, le 1er mai dernier, sous le thème : « Garantir des Emplois qualifiés et décents pour tous, en vue de promouvoir une prospérité partagée ». Sa grande spécificité aura été la forte mobilisation qu’elle a connue. Occasion a également été donnée aux acteurs du jour, de jeter un regard inquisiteur sur un certain nombre de paramètres qui concourent à l’exercice de leurs activités.
A l’instar des autres institutions du pays, la Poste du Gabon était bel et bien de la partie. Après avoir marqué de son empreinte, le défilé à l’esplanade du Senat sis au Boulevard triomphal à Libreville, devant le couple présidentiel, Zita et Brice Clotaire Oligui Nguema, les postiers se sont retrouvés dans leur locaux, pour continuer la commémoration cette journée unique qui leur est si chère et consacrée chaque année à leur honneur.
L’événement, dirigé par le Directeur général, Jean Richard Ella Eya a été rehaussé par la présence de la ministre de Communication et des Médias, Laurence Ndong. Prenant la parole, David Mamboundou, secrétaire général du Synaposte, est revenu sur un nombre de détails, qui selon lui, devraient permettre à la Poste SA de redorer son blason, non sans revenir sur les origines de cette journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs.
Selon lui, « la première grève pour revendiquer la journée de 8h de travail a été lancée à Chicago, le 3 mai 1886. Elle qui définit une vision d’un programme centré sur l’humain fondé sur l’investissement dans les capacités des individus en milieu professionnel. L’homme devient le centre de tout. En outre, ces événements aboutissent à quelques recommandations dont les plus importantes seront la limitation de la durée du travail et les lieux de travail, un salaire assurant des conditions d’existence conventionnelle et des mesures d’incitation pour les entreprises afin d’encourager les investissements à long terme ».
Occasion également idoine pour lui, d’indiquer que cette journée du 1er mai devrait conduire une réflexion sur les conditions de travail et qu’elle puisse œuvrer pour la pérennisation de l’outil de production qu’est la Maison Poste SA. « Madame la ministre de la Communication, les postiers vous regardent toujours sans apercevoir le bout du tunnel tant souhaité. Ils continuent de réclamer que leur dignité soit également restaurée. Ils estiment ne pas être de Gabonais de seconde zone, mais des Gabonais tout simplement », a-t-il lancé. Avant de saluer toute l’énergie qu’elle dépolie dans le but de permettre à la Poste SA d’exister. « En effet, le gouvernement par votre entreprise, a eu une oreille attentive face à nous. C’est l’occasion pour nous ici, de remercier sincèrement les plus hautes autorités de la République Gabonaise en tête desquelles, le Président de la République chef de l’État, fraichement élu, Brice Clotaire Oligui Nguema pour l’attention toute particulière portée à notre entreprise ».
Faut-il le rappeler, la Poste observe une relative amalioration financière. Laquelle se traduit désormais par la régularité du paiement des salaires. Au regard de cette dynamique, David Mamboundou n’a pas manqué de rappeler au Directeur général, l’engagement et la détermination du personnel à l’accompagner dans ses lourdes fonctions et son challenge. « Nous sommes conscients que nous sommes dans une zone de turbulence véritable et la bataille que vous menez n’est pas chose facile. Mais, nous disons également que votre premier combat doit être nos salaires, notre assurance maladie et notre outil de production », a-t-il indiqué.
Un nouveau départ
En retour, le Directeur général, Jean Richard Ella Eya a, dans un premier temps, remercié les plus hautes autorités de l’État en tête lesquelles, le président de la République chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema pour la confiance placée en lui, en le nommant à la tête de la Poste SA. Ses remerciements sont également allés à l’endroit de la ministre de la Communication, Laurence Ndong pour son soutien multiforme. En seconde partie, il a remercié le personnel pour son implication aux efforts de redressements de la société. « Je vous remercie pour votre abnégation votre détermination à relever la Poste. Et en tant que Directeur général, je prends l’engagement devant tout le personnel de répondre présent à tous les défis que nous avons à relever pour relancer l’institution que la Poste gabonaise ».
Et d’ajouter, « La Poste gabonaise n’est pas morte. Cela fait plus de 10 ans qu’elle souffre énormément, que son personnel l’a vu partir quel que peu vers un déclin, que je pourrais dire difficile à supporter pour ceux qui portent la Poste dans leur cœur. Et moi, en tant que timonier du jour pour le redressement de la barque, je vous donne mon engagement solennel d’être toujours à votre écoute. En réalité, le directeur général est le premier employé de tout son personnel. C’est donc en écoutant son personnel, qu’il va pouvoir comprendre les profondeurs des difficultés à relever. Le Directeur général n’est pas un magicien. Mais, du fait de son expérience, il peut aussi être consultant, un conseil ».

Dans son discours, le Directeur général a également mis en exergue, la question des compétences. « Je crois en l’égalité Homme-Femme au sens des compétences. Toutes les femmes valent autant que tous les hommes. Si les femmes sont plus compétentes que les hommes alors elles auront droit au postes qu’il faut pour faire évoluer la société ». S’agissant de la relance de la société, Jean Richard Ella Eya a esquissé sa feuille de route. « Quand vous regardez la configuration du Comité de direction, j’ai envie de dire que le casting du chef de l’État a été national. Il reflète bien l’image d’une Poste présente dans toutes les régions du Gabon. Pour ce faire, nous devons repartir vers nos régions aller leur livrer le courrier allez leur livrer la TNT, allez leur livrer les colis dont ils ont besoin assurer que les bureaux de poste sont ouverts à chaque fois qu’un paysan en aura besoin de nous. C’est ça la vraie Poste ». Il a en outre évoqué le développement du numérique ainsi que le basculement en société d’inclusion financière.
« Il n’y a pas de pays sans Poste, parce que c’est un service universel »
Pour sa part, la ministre de la Communication, Laurence Ndong a réitéré le rôle important que joue la Poste dans un pays. « Il n’y a pas de pays sans Poste, parce que c’est un service universel. Ce qui veut dire que c’est une lourde responsabilité. Il s’agit aussi que les postiers prennent conscience du fait qu’ils rendent un service universel pour lequel, l’État et ses soutiens les accompagnent, et que chaque postier à la responsabilité de ce service public. Cette lourde responsabilité de relever notre Poste et d’en faire un outil important dans l’économie de notre pays incombe à nous tous. Effectivement, la Poste doit sortir du rouge. Elle doit redevenir excédentaire et contribuer à la croissance du pays, ainsi qu’au budget de l’État. Nous avons le plein soutien du président de la République son excellence Brice Clotaire Oligui Nguema. Il est avec nous, il croit en la Poste gabonaise. Je sais compter sur vous pour ne pas le décevoir, pour ne pas décevoir tous nos compatriotes qui ont besoin de ce service universel pour leur quotidien. Alors, ensemble nous allons continuer d’avancer pour que notre poste redevienne ce fleuron national et vous serez fier d’avoir été de ceux qui auront travaillé à redresser la Poste Je compte sur chacun d’entre vous », a-t-elle conclu avant de prendre congé de ses collaborateurs.




















