Après Victoria aux Seychelles en 2022, et Bujumbura au Burundi en 2023, le Comité intergouvernemental des hauts fonctionnaires et experts pour l’Afrique centrale et de l’Est a posé ses valises cette année à Yaoundé au Cameroun pour sa troisième édition.
Les travaux de cette rencontre sont placés sous le thème : « Mise en œuvre rapide des solutions de recherche et d’innovation pour accélérer la diversification économique en Afrique Centrale et de l’Est ». ils sont repartis sur huit sessions : aperçu macro-économique et social ; dialogue de haut niveau sur la recherche et l’innovation pour accélérer la diversification économique en Afrique centrale et de l’Est ; statut de la mise en œuvre effective de la ZLECAf en Afrique centrale et de l’Est – leçons du passé pour l’avenir ; perspectives du secteur privé et des jeunes sur la ZLECAf quelles sont les priorités ?; innovations pour une transition vers une économie bleue résiliente au changement climatique ; partage de connaissances et d’expériences sur les plateformes d’innovations régionales et nationales.
Le choix du thème de cette année, à l’instar des éditions antérieures, est une fois de plus loin d’être fortuit. Car, la diversification économique en Afrique centrale et de l’Est constitue un impératif pour ces deux sous-régions. Non seulement pour stimuler la croissance économique, mais aussi et surtout pour réduire la dépendance aux ressources naturelles et améliorer la résilience face aux fluctuations des cours mondiaux des matières premières.
Le Dr Jean-Luc Mastaki, Directeur du bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique résume les enjeux de cette rencontre. Selon lui, « Les pays d’Afrique centrale ont longtemps été caractérisés par une forte dépendance aux matières premières. Ils souffrent tous d’une certaine vulnérabilité macro-économique. Raison pour laquelle, au niveau de la Commission économique africaine (CEA), depuis 2017, nous continuons à marteler qu’il faut donner de la valeur ajoutée à ces produits, à travers la promotion d’une industrialisation locale. Au cours de cette rencontre, nous allons essayer de passer au crible les défis liés à ce secteur. Ce qui nous permettra de pouvoir renforcer notre contribution au commerce régional qui est très faible », a-t-il déclaré.
En procédant à l’ouverture de cette réunion, le ministre Alamine Ousmane Mey s’est également appesanti sur ce processus de diversification économique qui, selon lui, « constitue un défi majeur pour les économies de la sous-région ». Fort de cela, il a insisté sur la transformation structurelle des économies des pays à faibles revenus.


















